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B-Fast ne dispose plus d’équipe de secouristes spécialisés dans la recherche de survivants déployable à l’étranger, indique Philippe Goffin

La Belgique a renoncé à maintenir une équipe de secouristes spécialisés dans la recherche de survivants en cas de catastrophe en zone urbaine – en jargon « Urban Search And Rescue » (USAR) – pouvant être déployée à l’étranger en raison de l’abondance de cette offre au niveau européen, a indiqué mardi le ministre des Affaires étrangères, Philippe Goffin.

Cette capacité s’est « extrêmement bien développée » dans le monde, a-t-il indiqué en commission des relations extérieures de la Chambre, en réponse à de nombreuses questions sur l’intervention belge au Liban après l’explosion meurtrière du 4 août dernier qui a ravagé le port de Beyrouth, faisant plus de 190 morts, 6.500 blessés et 300.000 personnes sans-abri.

En réponse à cette catastrophe, le gouvernement fédéral a rapidement activé son dispositif interdépartemental B-Fast (pour « Belgian First Aid and Support Team ») en envisageant quatre options, dont l’envoi d’une équipe médicale. Mais les autorités libanaises ont limité leur demande d’assistance, formulée par le biais du mécanisme d’aide d’urgence européen, à du matériel.

Deux avions de transport militaires C-130 ont livré ce matériel médical et humanitaire à Beyrouth, le 8 et le 21 août, a rappelé M. Goffin (MR) aux députés.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Défense a souligné qu’aucune demande libanaise n’avait porté sur l’envoi d’une équipe USAR.

Il a également confirmé que la Protection civile (l’un des acteurs impliqués dans B-Fast) avait réorienté ses capacités en terme de recherche et de sauvetage urbain susceptibles de partir en mission à l’étranger vers d’« autres domaines d’intervention ».

Il a cité le « Flood Rescue Using Boats » (FRUB), un module capable d’effectuer des opérations de recherche et d’évacuation de personnes et d’animaux dans des zones inondées ou, encore, de fournir des biens de première nécessité aux victimes isolées lors d’importantes inondations. Cette capacité est, selon M. Goffin, « plus en adéquation avec les risques les plus courants en Belgique » et moins fréquente dans d’autres pays.

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