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Bien-être animal: la Wallonie limite les reptiles que l’on peut détenir, voici la liste

Bien-être animal: la Wallonie limite les reptiles que l’on peut détenir, voici la liste

Depuis plusieurs années, la Wallonie souhaite limiter les espèces de reptiles détenues par les particuliers sur son territoire. La liste a été validée hier en première lecture au gouvernement : d’ici peu, 232 espèces seront autorisées à la détention et à la commercialisation et, pour certaines d’entre elles, à des conditions strictes.

Hier, à l’initiative de la ministre du Bien-être animal Céline Tellier (Ecolo), le gouvernement wallon a approuvé en première lecture la liste des reptiles qui seront d’ici peu autorisés à la détention par des particuliers. Avant que celle-ci ne soit validée, le texte passera dans les mains du conseil d’Etat et reviendra au gouvernement wallon en deuxième lecture, avant de faire l’objet d’un arrêté ministériel.

Par souci de simplification, le gouvernement a préféré établir une liste positive d’espèces autorisées à la détention, qui seront au nombre de 232, plutôt que d’interdire la plupart des 11.000 espèces connues. La liste a été établie sur base de critères d’évaluation établis en 2017 par le Conseil wallon du Bien-être animal sur base de l’avis d’experts, de commerçants et de représentants de la protection animale.

Taille, danger, vulnérabilité

« Les 232 espèces autorisées ont été choisies sur base de différents critères », explique-t-on au cabinet Tellier : « Il s’agit d’espèces faciles à détenir, peu vulnérables, nécessitant un logement simple à réaliser, un habitat facile à reproduire, qui nécessitent une nourriture facile à se procurer, d’une taille raisonnable et peu dangereuse pour l’homme. » Exit toutes les espèces venimeuses, par exemple.

C’est un travail de fond qui a été opéré puisque les 11.000 espèces de reptiles connues ont été passées en revue. Le texte prévoit des conditions de détention strictes pour certaines espèces : taille du terrarium, quantité d’eau, nombre d’animaux et de mâles par terrarium, possibilité de grimper, de se cacher en hauteur parmi des plante ou au sol parmi des pierres, température minimale nocturne et diurne, quantité de substrat minimum permettant à l’animal de se cacher en sous-sol…. Certaines espèces, certains iguanes notamment, nécessitent aussi des normes d’hébergement attestées par un vétérinaire. Certaines espèces de serpents, lézards et tortues, considérées comme plus faciles, peuvent être détenues sans conditions particulières. Pour les serpents, toutefois, une déclaration environnementale ou un permis d’environnement sont requis selon la taille de l’animal.

Espèces en danger

Enfin, la détention de certaines espèces, des tortues notamment, considérées comme en danger est conditionnée à des normes, mais aussi à la participation à un programme d’élevage et de sauvegarde de l’espèce. La détention de ces espèces sera carrément encouragée dans le cadre de ces programmes.

Pour Céline Tellier, « la détention des reptiles n’était jusqu’ici pas assez encadrée. La future liste des animaux autorisés répondra davantage aux enjeux en matière de bien-être animal en imposant non seulement des conditions de détention mais également des soins adaptés à chaque animal. »

Une fois établie, la liste pourra évidemment évoluer en fonction de nouveaux choix stratégiques opérés par le Conseil wallon du Bien-être animal.

>>> La liste complète ICI.

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