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Préavis de grève chez De Lijn: «Nous exigeons une convention collective de travail qui assure l’emploi de tout le personnel»

Préavis de grève chez De Lijn: «Nous exigeons une convention collective de travail qui assure l’emploi de tout le personnel»
Photonews

La privatisation d’une partie des activités de De Lijn figurait déjà dans la note politique de la ministre de la Mobilité flamande Lydia Peeters. Concrètement, des mesures ont déjà été prises pour privatiser les services de transport personnalisés comme le transport scolaire. Un marché public a été lancé.

« Le problème est qu’une cinquantaine de travailleurs de De Lijn travaillent pour ces services, et sont donc obligés de passer dans l’entreprise privée (qui reprendra ces activités) », dénonce Rita Coeck de l’ACOD. « De Lijn s’engage à ce que la reprise se fasse sous réserve du respect de la convention collective de travail 32 bis, et donc que les travailleurs gardent leurs droits. Mais une reprise n’apporte aucune garantie pour l’emploi de nos travailleurs. Le marché public est en outre prévu pour une durée maximale de huit ans. À quoi servent les mêmes droits et salaire si l’on peut se retrouver à la rue l’année prochaine ? »

« Si ces membres du personnel décident de ne pas passer dans l’entreprise privée, ce sera considéré comme une démission et ils ne percevront pas d’indemnité de licenciement », déplore encore Mme Coeck.

Les syndicats ACOD, ACV et ACLVB ont déposé jeudi un préavis de grève pour toutes ces raisons. Ils demandent qu’une CCT garantissant sans ambiguïté l’emploi du personnel soit rédigée d’ici la commission paritaire du 6 octobre. « Nous voulons la garantie que les membres du personnel qui ne veulent pas aller dans une entreprise privée mais souhaitent continuer à être employés par De Lijn le puissent. » Le préavis de grève couvrira d’éventuelles actions à partir du 9 octobre.

De Lijn souligne de son côté avoir participé au marché public pour reprendre ces activités. « Nous avons créé une filiale indépendante avec Siemens et In2Com pour pouvoir postuler. Nous sommes toujours parmi les cinq derniers candidats », indique la porte-parole Karen Van der Sype. « Si nous remportons le marché, nous gardons ces cinquante salariés et eux leurs droits. Si nous ne l’emportons pas, nous nous efforcerons de faire appliquer correctement la CCT 32 bis, pour que les droits des travailleurs soient garantis après la reprise. »

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