Abonnez-vous à -50%

Code rouge pour le Nord de la France: voici ce qu’on peut encore faire ou pas

Les frontières restent ouvertes entre la France et la Belgique.
Les frontières restent ouvertes entre la France et la Belgique. - Facebook /commune de Quiévrain

C’est un peu le désarroi parmi les citoyens transfrontaliers depuis l’annonce du passage en zone rouge du département du Nord de la France. Sur les réseaux sociaux, les questions fusent : peut-on encore passer la frontière ? Peut-on aller rendre visite à un membre de sa famille ? Peut-on aller au restaurant ou encore aller faire des courses chez nos voisins français ? Tout d’abord une précision… les frontières ne ferment pas ! Aucune raison donc de se précipiter dans les magasins pour se ravitailler en eau, par exemple.

Ensuite, la consigne de base du ministère des Affaires étrangères est la suivante : les voyages non-essentiels sont interdits. Seuls les trajets considérés comme essentiels sont autorisés et les personnes qui voyagent plus de 48h vers les départements français du Nord et du Pas-de-Calais devront observer une quarantaine et un dépistage obligatoire au retour de leur séjour.

Ces obligations ne doivent pas être respectées pour les séjours qui durent moins de 48h. À noter que ces restrictions temporaires de voyage ne s’appliquent pas aux personnes ayant une fonction essentielle ou qui ont un besoin essentiel. Mais que considère-t-on comme « essentiel » ?

Voici pourquoi vous pouvez encore passer la frontière :

► les déplacements professionnels

► se rendre à l’école

►se rendre sur son lieu de stage ou d’étude pour les étudiants

► se rendre à un rendez-vous médical

► rendre visite à un membre de sa famille

► rendre visite à son conjoint, de même pour les regroupements familiaux (par exemple, en cas de parents séparés)

► aller faire des courses : juste les courses essentielles de la vie quotidienne. Pas question de faire une journée shopping promenade

► se rendre à la salle de sport pour son cours hebdomadaire

► traverser une zone rouge pour se rendre dans une zone orange ou verte

► voyager dans le cadre de funérailles ou de crémations (premier et deuxième degré de parenté)

► se rendre à un mariage civil ou religieux (premier et deuxième degré de parenté).

► se déplacer pour des motifs humanitaires, y compris les voyages pour des raisons médicales impérieuses ou pour poursuivre des soins médicaux urgents ainsi que pour fournir une assistance à une personne âgée, mineure, vulnérable ou en situation de handicap ;

Ces activités sont autorisées, mais tout en respectant la distanciation sociale et le port du masque.

A savoir aussi qu’il est toujours nécessaire de pouvoir prouver les déplacements pour une fonction ou un besoin essentiel avec une preuve plausible telle que, par exemple, un extrait du registre de l’état civil ou un certificat de naissance pour prouver un lien familial, un contrat de travail, un certificat médical délivré par une autorité sanitaire officielle ou un prestataire de soins de santé, un certificat de décès, un document juridique contraignant…

Quelles sont les activités interdites ?

► séjourner plusieurs jours dans la zone rouge

► tout trajet considéré comme non-essentiel

► toute activité qui obligerait le citoyen à rester de longues heures dans la zone rouge : exemple, une journée sportive, une journée de lèche-vitrines, une randonnée de plusieurs heures, etc.

Peut-on aller au restaurant en France ?

Et qu’en est-il des activités comme aller au restaurant de l’autre côté de la frontière, par exemple ?

« Officiellement, rien dans le texte du ministère des Affaires étrangères n’interdit d’aller au restaurant », explique Patrice Degobert, le chef de corps de la zone de police des Hauts-Pays.

« Maintenant, on en appelle à la responsabilité civile et à la bonne foi de chacun. Nous, en tant que police, cela nous est impossible de contrôler que chaque citoyen se trouve dans le cas de figure d’un trajet essentiel. Notre message est le suivant : soyons solidaires les uns envers les autres et faisons en sorte, surtout, de respecter les gestes barrières, comme le port du masque et la distanciation sociale. »

La zone des Hauts-Pays ne compte pas renforcer ses effectifs aux frontières, mais ses missions restent les mêmes : faire respecter les mesures qui visent à limiter la transmission du virus. « Nous irons contrôler que les restaurants ferment bien à 1h du matin, nous vérifierons que les clients portent le masque, qu’ils sont assis et pas debout en terrasse, etc. »

Notre sélection vidéo