Maureen Louys: «Je suis contente que le concert ait lieu»

Maureen Louys: «Je suis contente que le concert ait lieu»
Isopix

Maureen, vous présentez une nouvelle fois, avec Walid, le spectacle annuel de la fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles depuis la Grand-Place de Bruxelles. Mais les conditions sont inédites !

Cela fait une dizaine d’années que j’anime cette soirée. C’est vrai que le public sera restreint. Il n’y aura que 400 personnes, installées quatre par table. Evidemment, ce n’est pas comparable aux 6000 spectateurs qu’on a les autres années. Mais je suis hyper-contente que ça reprenne. Ça fait du bien. Même si les conditions sont ce qu’elles sont, qu’il y a des restrictions, ça permet d’avancer, de se dire que la vie continue. Il est temps de réussir à remettre en place des shows comme celui-là. Ce n’est pas parce qu’on vit cette période irréaliste qu’on doit tout abandonner. Et je suis heureuse de retrouver l’excitation du direct ! Cette émission sonne chaque année le début de ma saison. C’est ma rentrée des classes ! (Rires.)

Comment ont été choisis les spectateurs qui auront le privilège d’être présents ?

Par des concours. Seules les personnes en possession d’une invitation auront accès à l’espace réservé à la fête. Donc, si vous n’avez pas de place, il ne faut surtout pas venir. L’idée, c’est de vivre l’événement depuis votre salon. On vous fera vivre le concert en direct depuis chez vous, à la télé, sur vos tablettes, ou en radio, sur VivaCité.

Cette année, il n’y aura que des artistes belges francophones qui se produiront : Typh Barrow, Loïc Nottet, Blanche, Saule, Alice on the Roof, Delta, Caballero & JeanJass, Suarez, Plastic Bertrand, et on en passe !

Oui, c’est important de soutenir le secteur culturel, qui souffre beaucoup. Les artistes sont super-enthousiastes à l’idée de refaire leur boulot et de repartager la musique avec le public. C’est chouette que tout ait pu être mis en œuvre pour que cette soirée existe. J’ai beaucoup d’amis dans le monde de la musique et de l’événementiel. C’est très dur pour eux, ils sont vraiment à l’arrêt. Là, on donne un espoir pour dire qu’on peut réussir à avoir des artistes sur scène, même si c’est dans des conditions restreintes. C’est un bon signal pour dire qu’on va réussir, doucement, à revivre la musique ensemble.

Qu’est-ce qui vous manque le plus en cette période de pandémie, avec toutes les restrictions qui s’appliquent ?

Je suis assez casanière. Mais les festivals cet été m’ont quand même manqué. Le plus dur, c’est cette liberté un peu cadenassée. J’ai des amis qui ont dû repousser leur mariage. De façon générale, ce qui me manque, c’est cette légèreté, cette insouciance. Il faut être prudent, vigilant en permanence. Les choses vont s’arranger, mais dans combien de temps ? Moralement, ce n’est pas évident.

Là, vous allez bientôt entamer les tournages de la nouvelle saison de « The Voice »… Vous savez ce que le Covid va changer ?

On va avoir des conditions très strictes, mais je pense que les téléspectateurs ne s’en rendront pas compte lors de la diffusion. Et puis, je suis tellement contente que ça puisse se faire !

« Rendez-vous Grand-Place », 20 h 50, La Une

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