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Zoé, 15 ans, ne peut pas porter de masque pour des raisons médicales: «Elle est traitée comme un paria par l’école»

Zoé, 15 ans, ne peut pas porter de masque pour des raisons médicales: «Elle est traitée comme un paria par l’école»
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Les parents de Zoé Van Eekel ont poussé un véritable cri du cœur dans les colonnes du quotidien flamand « Het Laatste Nieuws ». Cette jeune fille de 15 ans, pour des raisons médicales, ne peut pas porter de masque buccal à l’école. Depuis, l’Institut d’Agriculture et d’Horticulture d’Oedelem, dans lequel elle étudie, a pris des mesures strictes à son égard.

En effet, Zoé est désormais au fond de la classe derrière une vitre plexiglas. Elle n’est pas autorisée à aller aux toilettes si quelqu’un d’autre est présent et doit garder une distance d’un mètre et demi avec tout le monde. En réaction à ces mesures inhumaines, ses deux parents ont choisi de la laisser à la maison, estimant qu’elle « est traitée comme une paria ».

L’établissement s’est justifié dans une lettre, en réponse au certificat médical affirmant que Zoé était dispensée de masque : « Sur la base de ce certificat, de nouveaux risques apparaissent pour les autres élèves et le personnel. Notre service de prévention a effectué une analyse des risques. De nouvelles mesures seront adoptées si elle ne porte pas de masque. Par exemple, elle doit s’asseoir au fond de la classe derrière une vitre en plexiglas. Elle doit également toujours garder une distance d’un mètre et demi par rapport aux autres élèves et au personnel. Elle n’est pas autorisée à manipuler des aliments dans le cadre des cours et n’a pas accès au réfectoire. Aller aux toilettes représente également un problème : cela n’est possible que s’il n’y a personne dans la pièce. »

De l’intimidation ?

Cédric, le père de l’adolescente, n’en revient pas : « Notre fille est traitée comme un paria par l’école. La lettre a un ton menaçant. Au lieu de se présenter comme un endroit sûr, cette école semble vouloir intimider notre fille. Si un foyer de contaminations se déclare à l’école, les soupçons s’orienteraient vers elle. Imaginez l’énorme impact sur une adolescente. Dans ces conditions, nous n’enverrons évidemment plus notre enfant à l’école. »

« Pour la direction, nous devons aller à Roulers ou à Melle. Ce sont des distances considérables. Notre fille aime cette école. Il serait très dommage de ne pas trouver de solution », conclut-il. La direction de l’école n’a pas voulu répondre aux questions du journaliste de HLN.

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