Le GeoChallenge va permettre à la Wallonie de poursuivre sa mutation digitale

La cérémonie de remise des prix de la première édition du GeoChallenge, animée par le journaliste Maxime Binet (LN24), s’est déroulée, ce jeudi soir, chez Sudpresse, en live Facebook et en présentiel restreint, en présence de Valérie De Bue, Ministre de la fonction publique, du tourisme, du patrimoine et de la sécurité routière, Sylvie Marique, Secrétaire générale du Service public de Wallonie, Pierre Leerschool, Directeur général du groupe Sudpresse, et Emmanuel Radoux, Public Affairs Manager au sein du groupe Rossel.

Le GeoChallenge a pour objectif de faciliter le développement de solutions concrètes en exploitant l’information géographique wallonne, en faisant appel au principe de localisation.

À travers ce projet, le Service public de Wallonie a voulu mettre à l’honneur le digital. En partenariat avec l’Agende du Numérique et le gouvernement wallon, le SPW a mis une série de données a disposition de ses citoyens, entreprises et universités, entre autres, afin de développer de applications d’utilité publique.

11 CHALLENGERS

Jeudi après-midi, les 11 challengers, qui ont été sélectionnés pour approfondir leur solution, accompagnés de coaches, ont défendu leur idée devant un jury d’experts. Les solutions les plus ingénieuses ont reçu un prix de 15.000 euros pour développer concrètement ces applications.

Le jury était présidé par Sylvie Marique, secrétaire générale du Service public de Wallonie. « Mettre les données du Géoportail de la Wallonie à disposition des Wallons et des Wallonnes, afin d’initier des solutions innovantes de service public, de service aux usagers, est un beau défi. En Wallonie, nous n’avons pas de pétrole, mais nous avons des données. Au SPW, nous en avons beaucoup. Et nous nous efforçons de mettre la donnée au service des Wallons et des Wallonnes en mobilisant toutes les énergies, nos administrations, le secteur privé, le secteur associatif et académique, et en vue de proposer des services cohérents, en accord avec les enjeux majeurs de notre société. »

« Le GeoChallenge est une première en Wallonie, qui a reçu un engouement à la hauteur de nos attentes, avec près de 41 candidatures qui montrent à quel point la Wallonie dispose d’un vivier dynamique d’associations et de PME prêtes à s’engager et à relever des défis de politique publique. La qualité des projets proposés montre à quel point la collaboration entre le public et le privé peut être source de solutions digitales innovantes et peut constituer une réelle plus-value pour nos concitoyens. Ces projets nous montrent la pertinence pour le SPW de poursuivre sa transformation, sa mue digitale pour développer nos objectifs de manière beaucoup plus agile, orientée solutions, tout en offrant l’opportunité à des structures wallonnes de mettre en valeur leur créativité, leur dynamisme et leurs connaissances du territoire. »

La première édition du GeoChallenge proposait de relever plusieurs défis en lien avec la mobilité, l’environnement, le patrimoine naturel, les entreprises et la qualité de vie.

4 PRIX

Le prix du Défi Environnement et Patrimoine naturel, encadré par le SPW Environnement et le Commissariat général au tourisme, a été remis par Sylvie Marique à Jérome Corbiau, cofondateur de Neareo, pour son projet Geoquizz Wallonie. « Elle permettra de réaliser des quizz localisés, des jeux de pistes, de retrouver des indices, pour découvrir le petit patrimoine autour de soi lors de balades en famille. »

Le prix du Défi Mobilité, encadré par le SPW Mobilité, a été remis par Valérie De Vue, Ministre de la fonction publique, du tourisme, du patrimoine et de la sécurité routière, à Quentin Felice, cofondateur de Data Village. « Notre plateforme permet à tous les agents du SPW de pouvoir améliorer leurs habitudes de mobilité et réduire leur emprunte carbone au travers d’une proposition multimodale. C’est-à-dire qu’un agent de Liège, qui doit se déplacer pour se rendre à une réunion à Namur, pourra, via la plateforme, voir toutes les alternatives de mobilité qui lui sont offertes. Cela va de la flotte voitures et vélos du SPW à la mobilité publique comme les transports en commun ou les vélos publics d’une ville. Par la suite, cette application pourra servir à tout citoyen wallon qui voudra aller vers une mobilité alternative. »

Le prix du défi Qualité de vie, encadré par l’Aviq, a été remis par Marius Hanon, … , à Renato Primavera, de la société Quadratic, pour son projet Aviq-On-Map. « Notre plateforme web cartographique interactive permettra à ses utilisateurs de faire des recherches et afficher l’information liée à la qualité de vie. »

Et enfin, le prix du défi Entreprendre, coaché par l’Agence du Numérique, partenaire principal du GeoChallenge, a été remis par Stéphane Vince, Senior Expert & Manager de l’Agence du Numérique, à Laurence Van Malder, chargée de mission au sein de l’asbl Groupe One, pour son projet Géoscan système alimentaire durable. « Notre plateforme va rassembler une série de données : les épiceries bio, les points de vente à la ferme… Mais aussi de calculer des indicateurs qui vont permettre de qualifier le système alimentaire. »

Les lauréats remportent chacun 15.000 € pour achever le développement de leur application.

Sylvie Marique, Secrétaire générale du Service public de Wallonie : « Il faut une 2e édition du GeoChallenge. Il y a un vrai vivier au sein de la Wallonie. Si la Ministre de la fonction publique porte le dossier au gouvernement, nous le soutiendrons. Et toutes les troupes du SPW continueront à se mobiliser avec l’Agence du Numérique et les organismes d’intérêt public. »

Des coaches pour encadrer les défis

Toit au long de l’aventure, les 11 challengers ont été accompagnés par des coaches.

Marie Wénin travaille au Service public de Wallonie. Elle était la coach du défi Environnement et patrimoine naturel : « Le principal conseil que je leur ai donné, c’est de bien rester focus sur l’intitulé du défi quand ils se trouvaient face à plusieurs choix possibles dans leur développement. »

Pascal Delvaux travaille à l’Aviq, l’Agence pour une vie de qualité. Il était le coach du défi Qualité de vie. « On s’est focalisé sur divers aspects de la communication, pour la clarté mais aussi pour que le message et l’information qui serait développée au sein de leur projet soir orientée vers leurs attentes et leurs besoins. »

Marie Verstraete travaille à la cellule Mobilité du Service public de Wallonie. Elle était la coach du défi Mobilité. « On a beaucoup parlé des données à utiliser : où les prendre, comment les manipuler et en ressortir le meilleur. »

Jérôme Mabille est prestataire de service pour l’Agence du Numérique. Il était le coach du défi Entreprendre. « J’ai amené les challengers à repenser leur projet dans le cadre du défi et à éventuellement reformuler leurs objectifs. »

 

- Valérie De Bue

« Je soutiendrai une 2e édition du GeoChallenge

Valérie De Vue, Ministre de la fonction publique, du tourisme, du patrimoine et de la sécurité routière : « Les 11 projets étaient magnifiques. Ça n’a pas dû être simple pour le jury de les départager. Les challengers ont utilisé les données et ont essayé de proposer des projets qui pourront rendre des services aux citoyens et aux entreprises. Aujourd’hui, c’est le début d’une nouvelle page qu’on va écrire, puisque ces applications vont devoir être finalisées. Dans quelques semaines et mois, on pourra en bénéficier. Cette première initiative a le mérite de stimuler l’esprit d’innovation et d’entreprendre. Elle a mobilisé l’administration, les entreprises, les étudiants, les associations. Il faut poursuivre sur cette voie-là. Le SPW doit évoluer. Il opère sa transformation digitale. On doit continuer. Je soutiendrai une 2e édition du GeoChallenge. »

 

- Willy Borsus

« À l’avenir, le digital sera davantage présent dans notre quotidien »

Willy Borsus, Vice-Président de la Wallonie, Ministre de l’Economie, du Commerce extérieur, de la Recherche et de l’Innovation, du Numérique, de l’Agriculture, de l’Aménagement du territoire, de l’IFAPME et des centres de compétences : « Le GeoChallenge est une bonne opportunité à la fois de mettre en avant un certain nombre de projets et d’initiatives entrepreneuriales dans un esprit création et start-up. Par ailleurs, à travers la digitalisation d’un certain nombre de données, on facile l’accès à celles-ci. La Wallonie est porteuse d’un grand nombre d’initiatives et de projets. Et ce mouvement doit vraiment continuer à s’amplifier. On le sait, et cette crise du Covid l’a montré : le digital, la numérisation, le travail et l’organisation à distance d’un certain nombre d’activités et la mise en œuvre d’applications font partie de notre quotidien mais à l’avenir, à l’évidence, tout cela le sera encore davantage. Ces applications vont permette à nos concitoyens de pouvoir bénéficier de services, de développer des activités. C’est le message digital que je souhaite porter. »

 

NICOLAS DEWAELHEYNS