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Anne Gruwez, «Ni juge, ni soumise», sort son nouveau livre Tais-toi! et réagi à la polémique qu’il a déjà suscité

Anne Gruwez, «Ni juge, ni soumise», sort son nouveau livre Tais-toi! et réagi à la polémique qu’il a déjà suscité
Photonews

Juge d’instruction depuis 30 ans, nous avons fait la connaissance d’Anne Gruwez dans le film sorti en 2017« Ni juge, ni soumise », le premier long-métrage de StripTease, émission culte de la télévision belge.

Désormais, nous la connaissons pour ses répliques cinglantes issues de ce reportage, où l’on découvre une femme de poigne, cash, et qui n’a pas peur de remettre les « malfrats » à leur place. On se souvient de ces quelques réflexions : « Qu’est ce qu’il y a moyen de faire avec vous ? J’ai fait le calcul, en prison vous coûtez 150 euros par jour, c’est une fortune… en fait ce qu’il y a de moins cher, c’est que vous mourriez tout de suite » ; ou encore « J’ai suivi des cours de self-défense et je suis parfaitement capable de vous plaquer au sol toute seule, mais d’abord je vais vous assommer, ensuite je vous plaque, vous en souhaitez la démonstration ? ».

Aujourd’hui, Anne Gruwez revient sur le devant de la scène pour présenter son nouveau livre « Tais-toi », aux éditions Racine. Elle a choisi ce titre pour une simple raison : « C’est une phrase que je me répète souvent car j’ai peur de me tromper », explique-t-elle au JT de la RTBF. « Je me dis à moi-même ‘tais-toi’, ceci dit on me l’a beaucoup dit aussi ». Ce serait donc par rapport à elle qu’elle a choisi son intitulé… on aurait pu croire qu’elle s’adressait à ses « clients », comme elle les appelle, ces personnes qu’elle juge au quotidien depuis plus de trois décennies.

Dans ce livre, elle raconte beaucoup d’anecdotes, d’histoires et de dossiers auxquels elle a été confrontée. Elle en a vu de toutes les couleurs : des meurtriers, des violeurs, etc. Malgré cela, elle croit fermement en l’être humain : « Car c’est ce qui va nous rester », explique-t-elle. « Je pense que chaque être humain recèle en lui les ressources et le potentiel de son avenir heureux. »

Elle dit d’ailleurs clairement dans ce livre que ces « malfrats », elle les aime : « C’est ma vie, donc forcément [je les aime], sinon je ne ferais pas ce métier, si je n’avais pas un certain amour pour les gens que je rencontre. Ce n’est pas de l’empathie, c’est de la sympathie que j’ai pour eux. Je souffre avec eux, je comprends éventuellement leurs sentiments mais je ne souhaite pas me mettre éventuellement à leur place. »

À travers ce livre, on découvre aussi son attachement envers certaines personnes. « Parfois, ils m’appellent, pour donner des nouvelles. J’ai droit à des « allô, c’est moi », et certains m’appellent même « ma juge ». Je trouve cela gai d’avoir des nouvelles des gens par la suite ».

Polémique

Depuis la sortie du livre, il semblerait qu’il y ait une polémique sur son emploi du terme « féminicide ». Surprise, elle répond : « Je trouve que c’est un aveu de faiblesse, nous sommes des femmes ça doit suffire, nous faisons partie de la race de l’être humain, qui est défini dans le code pénal par « homicide ». Alors commencer à nous réserver une place à part. Moi, je ne suis pas d’accord, c’est tout. »

Lorsque la présentatrice du JT insiste sur le fait que les femmes sont plus souvent victimes de meurtres, elle ajoute : « Les faibles sont victimes de meurtre… les plus faibles, nuance. Je ne me considère pas comme une plus faible, moi à titre personnel, mais je donne juste mon opinion ».

Le livre est désormais disponible au prix de 20 €.

Editions Racine

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