«Téhéran», le nouveau thriller d’espionnage à ne pas rater

Vidéo
L'Israélienne Niv Sultan joue Tamar Rabinyan, agent infiltré du Mossad, qui laisse transparaître ses peurs et ses doutes.
L'Israélienne Niv Sultan joue Tamar Rabinyan, agent infiltré du Mossad, qui laisse transparaître ses peurs et ses doutes. - © Apple TV+

Après l’excellente série « Fauda » (disponible sur Netflix), le scénariste Moshe Zonder persiste et signe « Téhéran », à découvrir ce vendredi sur Apple TV+.

Première acquisition israélienne (bien souvent gage de qualité) du service de streaming de la marque à la pomme, on y suit l’histoire d’une jeune espionne envoyée en Iran pour pirater un radar et ainsi neutraliser les défenses aériennes du pays avant une attaque ennemie contre une centrale nucléaire. Une mission périlleuse, censée durer 24 heures, commanditée par le Mossad pour empêcher la Perse d’obtenir une bombe atomique.

« « Téhéran » vise à jeter un nouvel éclairage sur le conflit israélo-iranien et à mener des luttes universelles autour de l’immigration, de l’identité et du patriotisme pour examiner s’il est possible de se libérer de ces contraintes », explique Zonder à Deadline.com.

Lancée fin juin sur une chaîne publique israélienne, la première saison comprend huit épisodes. Les trois premiers sont à voir dès le 25 septembre.

L’avis de notre correspondant à Hollywood, Jean-Philippe Darquenne :

« Thriller tout à fait fréquentable et complexe juste comme il faut, ‘Téhéran’ a pour première qualité de rappeler que, oui, il y a aussi des espions et agents infiltrés de sexe féminin. Une réalité que les fictions n’avaient pas franchement montrée avant Homeland et le personnage génial et bipolaire de Carrie Mathison, jouée par Claire Danes. Ici, tout est centré sur cette jeune agente du Mossad, Tamar Rabinyan (incarnée par l’Israélienne Niv Sultan), une as du piratage informatique. Sa tentative de paralyser tout le réseau électrique de Téhéran (dont celui d’une centrale nucléaire) et donc permettre une attaque aérienne d’Israël, a échoué, mais elle va rester dans la ville, et se frotter tantôt à des flics ripoux, des trafiquants de drogue et des dissidents. Et là, ce qui est intéressant, c’est de voir comment une fiction israélienne dépeint l’Iran. Elle ne montre en rien ses habitants comme des monstres sanguinaires, mais pointe plutôt la sauvagerie de son gouvernement. Sur les réseaux sociaux, certains Iraniens se sont étonnés d’y être présentés comme des doux, ce qu’on pourrait également dire, à son niveau, du personnage de Tamar, une membre du Mossad, lequel est connu pour ne pas faire de quartier. Souvent, elle ressemble à une ingénue dont le regard se perd et où se lit la peur. Une humanisation certainement voulue, mais qui peut surprendre. Plus clairement, on aime beaucoup le jeu efficace et propre de Shaun Toub, Iranien comme son personnage, Faraz Kamali, l’agent de la sécurité lancé aux trousses de Tamar. On a souvent vu cet acteur de talent, notamment dans ’Iron Man’ où il campait le Dr Yinsen et la série ’Homeland’. La boucle est bouclée. Il reste cinq épisodes de ’Téhéran’ a découvrir, et on sait déjà qu’on ne va pas s’y ennuyer… »