Abonnez-vous à -50%

Cette femme n’y a pas cru lorsqu’elle a appris l’identité de la personne qui la «stalkait» depuis des mois: «Je me confiais à toi»

Cette femme n’y a pas cru lorsqu’elle a appris l’identité de la personne qui la «stalkait» depuis des mois: «Je me confiais à toi»
123rf

Le procureur a fixé le début du harcèlement et des menaces en mai 2018. Selon la victime, le cauchemar a commencé bien plus tôt, rapporte Het Laatste Nieuws. Le bouquet de fleurs anonyme a été suivi d’un flot de mails et de messages de menace provenant d’un expéditeur qui avait soigneusement dissimulé son identité via le dark web et qui utilisait plusieurs faux profils. Le harceleur a même été jusqu’à photographier et filmer la victime à travers la fenêtre de sa maison.

Pendant plus de six mois, la victime a vécu l’enfer, jusqu’à ce que son harceleur soit démasqué par l’unité de cybercriminalité de Hasselt à la suite d’une erreur. Là, ce fut le choc : le harceleur, qui l’a observée et menacée pendant des mois, s’est avéré être son ex-compagnon, le père de son fils.

Une peur constante

La mère divorcée a décrit son enfer dans une lettre qu’elle a écrite et lue, en larmes, au tribunal pénal de Tongres. Elle s’est adressée à plusieurs reprises directement à son ex-compagnon. « Tu m’as brisée en tant que ‘harceleur anonyme’ et tu m’as volé ma dignité. La peur constante, les attaques de panique, la honte et la culpabilité… Tu m’observais. Avec qui j’étais et où j’étais. Je me souviens des toutes premières coïncidences, comme l’alarme qui s’est déclenchée quand je n’étais pas à la maison, la première nuit après notre rupture. Puis tu as commencé à la jouer plus fine », écrit-elle.

Pendant tout ce temps, la victime était restée en contact avec son ex-compagnon, sans se méfier. « Jusqu’au jour de l’arrestation, je ne pouvais pas croire que c’était toi. Je me suis réfugiée dans tes bras quand je t’ai parlé de mon harceleur en mai. Tu as dit que tu attraperais ce fils de pute. Pendant tout ce temps, tu t’es cru invincible et tu as continué à me harceler ».

Une sorte de viol

Le ministère public a exigé une peine de 15 mois de prison et une amende de 800 euros pour le spécialiste en informatique de Gand, âgé de 37 ans. « Il a littéralement envahi sa sphère privée, prenait des photos et des vidéos d’elle. En tant que victime, cela s’apparente à une sorte de viol, car il s’agit d’une attaque majeure contre son corps et ses sentiments ».

Le harceleur a lui-même avoué et exprimé ses regrets devant le tribunal pénal. « J’admets que cela dépasse toutes les limites. J’en ai honte et je ne sais pas comment j’ai pu en arriver là. Je ne dors presque plus et je suis une thérapie. » Son avocat a souligné qu’entre-temps, le Gantois s’était bien conduit et avait demandé une suspension de peine. Une décision qui a choqué la victime : « Comment peux-tu dire que tu es désolé et ensuite demander une suspension de peine ? » s’est-elle indignée. C’est le 26 octobre qu’aura lieu la condamnation.