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Delphine Boël est officiellement désignée princesse de Belgique

Delphine Boël est officiellement désignée princesse de Belgique
Belga

«Delphine de Saxe-Cobourg a pris connaissance de l’arrêt rendu ce 1er octobre, qui lui donne pleinement satisfaction», a déclaré à Belga Me Marc Uyttendaele.

«La cour affirme notamment que le roi Albert II est son père et qu’elle portera désormais le nom patronymique de Saxe-Cobourg. Ses autres demandes visant à ce qu’elle soit traitée sur le même pied que ses frères et sa sœur ont également été satisfaites. Elle se réjouit de cette décision qui met fin à une longue procédure douloureuse pour elle et sa famille», a poursuivi l’avocat.

«Une victoire judiciaire ne remplacera jamais l’amour d’un père mais offre un sentiment de justice, renforcé encore par le fait que nombre d’enfants qui ont traversé les mêmes épreuves pourront y trouver la force de les affronter. En présence de ses avocats, Alain de Jonghe, Yves-Henri Leleu et moi-même, elle s’exprimera sur cette affaire ce lundi 5 octobre 2020», a informé Me Uyttendaele.

Cette saga judiciaire remonte à 2013. Delphine avait introduit une procédure en contestation de paternité de Jacques Boël, qui l’avait reconnue comme sa fille à sa naissance, en vue d’introduire ensuite une procédure en reconnaissance de paternité du roi Albert II, qu’elle considérait comme son vrai père.

Jacques Boël n’avait pas contesté l’action en désaveu de paternité. Il s’était livré à un test ADN qui avait révélé qu’il n’est effectivement pas le père biologique de Delphine.

En mars 2017, le tribunal de première instance de Bruxelles avait cependant estimé que Jacques Boël était le père légal de Delphine, compte tenu du fait qu’ils s’étaient comportés comme père et fille pendant des années. Puis, en mai 2019, la cour d’appel a pris le contrepied de ce jugement, considérant que Jacques Boël n’était pas le père légal de Delphine, au-delà du fait qu’il n’était pas son père biologique.

Delphine avait ensuite pu entamer la procédure en reconnaissance de paternité d’Albert II et la cour avait, pour ce faire, ordonné à ce dernier de se soumettre à un test ADN.

Albert II avait alors introduit un pourvoi en cassation contre ces décisions successives de la cour d’appel, mais avait été débouté en décembre 2019.

Un mois plus tard, en janvier dernier, Albert II avait, par communiqué, révélé que le test ADN (dont les résultats étaient alors toujours tenus secrets) indiquait qu’il était le père biologique de Delphine. Il avait ajouté avoir pris la décision de ne plus s’opposer à la demande de reconnaissance de paternité.

Une dernière audience devant la cour d’appel de Bruxelles a eu lieu le 10 septembre dernier, lors de laquelle il a été question, non plus de la paternité qui n’était plus contestée, mais du nom - celui d’Albert II - que souhaitait adopter Delphine et du titre de princesse qu’elle voulait aussi porter. La cour a rendu une ultime décision, jeudi, donnant une fois de plus raison à l’artiste belge.

En 1999, Delphine avait été présentée comme la fille illégitime d’Albert II par certains médias. Elle avait par la suite déclaré être en effet la fille du roi Albert II avec qui sa mère, Sybille de Selys Longchamps, avait eu une liaison entre 1966 et 1984.

Albert II, lui, avait reconnu que son épouse, la reine Paola, et lui avaient «traversé une crise conjugale» dans les années 1970. Mais il n’avait jamais admis être le père de Delphine Boël, jusqu’au 27 janvier dernier.

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