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Acheter à l’étranger: voici à quoi devez-vous être spécialement attentif?

N’hesitez pas à faire appel à un consultant  dont ce genre de transactions est la spécialité.
N’hesitez pas à faire appel à un consultant dont ce genre de transactions est la spécialité.

Un premier conseil tout bête mais néanmoins judicieux. Ne vous pressez pas. Ce bien que vous convoitez, vous l’avez découvert sous le soleil mais à quoi ressemblera-t-il sous la pluie, quand la grisaille se sera installée ? Vous plaira-t-il toujours autant ? Faites le voyage pour le (re)découvrir sous un autre jour. Si vous demeurez convaincu du bien-fondé de votre achat, il est temps de penser à le financer. Vous songez sans doute à un prêt accordé par un organisme de crédit mais une difficulté peut se présenter d’emblée.

Attention aux frais cachés

En effet, pour prêter de l’argent, les banques ont besoin de garanties. Or, une banque belge ne peut prendre d’hypothèque sur un bien situé à l’étranger. Elle ne vous prêtera l’argent que si vous disposez d’un bien situé sur le sol belge à offrir en garantie. Or, si vous êtes déjà propriétaire d’un bien dont le crédit est pratiquement remboursé, la banque dispose déjà d’une hypothèque sur ce dernier. Elle devrait donc pouvoir profiter de cette caution pour ouvrir une nouvelle ligne de crédit.

Soyez très attentif à l’aspect fiscal. En termes de droits d’enregistrement, la Belgique pratique l’un des taux d’imposition les plus élevés qui soient. Dans beaucoup de pays, ces droits sont moins élevés, voire beaucoup moins élevés mais, pour savoir à quoi vous vous engagez, il convient de se renseigner auprès d’un notaire local. Cependant, prenez garde aux fables fiscales ! Certains pays appliquent un système de taxation un peu plus opaque à nos yeux d’étrangers mais un achat ou une vente ne se font jamais sans frais. En France, par exemple, l’imposition est pratiquée « à la sortie ». Vous achetez un bien et si vous décidez de le revendre quelques années plus tard, vous serez obligatoirement taxé sur l’éventuelle plus-value que vous aurez réalisée.

Si vous achetez une maison en Belgique, c’est votre notaire qui vérifie si tout est en ordre et qui vous évite la plupart des mauvaises surprises potentielles. Un notaire étranger ne vous offrira pas forcément les mêmes garanties. N’hésitez donc pas à faire appel à un avocat ou à consultant dont ce genre de transactions est la spécialité. Dans ce même esprit, n’accordez pas une confiance aveugle au premier agent immobilier venu. Il peut se révéler plus loyal au vendeur qu’il ne le sera à votre égard, puisqu’après tout vous n’êtes qu’une pièce rapportée. Comme toujours, examinez très attentivement les documents qu’on vous propose à la signature. Au besoin, faites appel à un interprète.

Succession à distance

Pas mal de démarches pour les héritiers.
Pas mal de démarches pour les héritiers.

Une maison à l’étranger, c’est un peu comme mariage. On s’engage pour le meilleur et pour le pire. En cas de décès, la situation peut se révéler un plus compliquée qu’elle ne l’est chez nous. Les héritiers devront communiquer un certificat de décès auprès de l’administration locale et faire établir leurs droits en tant que nouveaux propriétaires. Il leur faudra aussi payer d’éventuels droits de succession. Si ce n’était pas déjà le cas, l’existence de ce bien devra également être communiquée à l’administration belge, qui en prendra acte et vous informera des frais inhérents.

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