Delphine Boël fond en larmes en évoquant son mari devant la presse: «Je ne m’attendais pas à craquer» (vidéo)

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Delphine Boël fond en larmes en évoquant son mari devant la presse: «Je ne m’attendais pas à craquer» (vidéo)
Capture RTL

Ce lundi, la nouvelle princesse de Belgique, Delphine de Saxe-Cobourg s’exprimait pour la première fois depuis qu’elle a été reconnue comme la fille légitime du roi Albert II, après sept ans de procédure.

Alors qu’elle est interrogée par notre journaliste Pierre Nizet sur l’importance du soutien de son mari dans ces longues années de combat, la princesse n’a pas su retenir ses larmes. « Je ne m’y attendais pas », a-t-elle répondu, avant de passer à une autre question.

« Ils m’ont fait naître comme j’aurais dû naître », a déclaré lundi Delphine de Saxe-Cobourg, lors d’une conférence de presse à l’ULB, en parlant de ses avocats et du système judiciaire en général. C’est la première fois que la nouvelle princesse s’exprimait devant la presse depuis qu’elle a été reconnue officiellement comme la fille légitime du roi Albert II la semaine dernière, après sept ans de procédure. « Je reste une artiste mais je ne serai plus la même à l’intérieur. »

« Ce n’était pas quelque chose de naturel de devoir faire ce genre de procédure », a-t-elle poursuivi, expliquant avoir eu le sentiment, durant toutes ces années, d’avoir été « comme sur un champ de bataille ». « Toute cette énergie, c’est épuisant. »

Delphine de Saxe-Cobourg se dit « soulagée ». « Cela prouve que c’était pour du vrai, pour les bonnes valeurs. Et quand on reste droit et juste, on est récompensé à la fin », estime-t-elle. « Je reste artiste, je ne change pas, mais je me sentirai beaucoup mieux à l’intérieur, plus libre, plus heureuse, pour mes enfants aussi. »

La fille d’Albert II a aussi précisé avoir pu compter sur le soutien de son mari, qu’elle a évoqué avec une forte émotion, et de ses deux enfants. « On a essayé de beaucoup rire de ma situation, pour la rendre plus légère. Je pense que mes enfants sont heureux de voir leur mère heureuse. (…) de voir une maman qui ne s’est pas laissé faire, j’espère avoir été un bon exemple. »

Quant à sa mère, Sybille de Selys Longchamps, elle a « énormément souffert », a affirmé sa fille. « Ça a certainement affecté sa santé. Ça a été très difficile entre nous parce que dans ce genre de procédure, on se pose beaucoup de questions. Mais maintenant, je la revois comme je l’ai connue avant. Ça, c’est extraordinaire. »

La princesse, qui aurait aimé qu’un accord puisse être atteint en privé une fois les résultats ADN connus, dit cependant « ne rien attendre » de son père biologique ou de ses frères et sa sœur. « Je ne demande plus rien. (…) Je leur souhaite beaucoup de bonheur et une bonne santé. »

« N’abandonnez jamais », a-t-elle enfin lancé aux personnes qui seraient dans son cas. « Ne soyez pas honteux. Si vous vous voulez connaître votre identité : allez-y, c’est la bonne chose à faire. »

L’artiste aborde son nouveau titre de manière symbolique mais se dit ouverte si une œuvre caritative ou une association souhaite utiliser son nom en soutien.

« À 17 ans, elle apprend qui est son père. Delphine se retrouve dans l’obligation de porter sur ses épaules un lourd secret qui vise à protéger un pays, un Etat, un système politique et un homme. Pendant des années, en ayant des liens personnels avec son père, elle va vivre dans ce secret », a de son côté rappelé son avocat, Me Uyttendaele. « Elle a aujourd’hui un nom de famille, un titre, la consécration de son égalité avec ses frères et sa sœur. »