Jane Seymour: «J’étais nerveuse de tourner avec De Niro»

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Il y a un début de flamme entre les personnages de Jane Seymour et Robert De Niro, qui a tout de suite mis à l'aise l'Anglaise.
Il y a un début de flamme entre les personnages de Jane Seymour et Robert De Niro, qui a tout de suite mis à l'aise l'Anglaise. - © Isopix

Ce mercredi 7 octobre, sort sur nos grands écrans la comédie familiale « Mon Grand-Père et moi », dont la star n’est autre que Robert De Niro. Il y incarne Ed, un homme qui prend de l’âge et accepte à contre-cœur d’emménager chez sa fille Sally (Uma Thurman), son mari et leurs enfants. A son arrivée, lui est attribuée la chambre du jeune Peter (Oakes Fegley), qui prend comme une déclaration de guerre le fait d’être ainsi expulsé de son territoire. Entre le grand-père et son petit fils, les hostilités commencent donc, jusqu’à l’escalade…

On le rappelle immédiatement, on a affaire ici à un divertissement des plus inoffensifs, que nous avons, très honnêtement, trouvé affligeant. On se demande ce que l’immense De Niro est allé faire là-dedans, et il se serait posé la même question, comme il nous l’a dit sur le ton de la plaisanterie dans l’interview exclusive qu’il nous a donnée. Elle est toujours à lire dans le numéro de Ciné-Télé-Revue paru le 1er octobre.

A ses côtés, à l’écran, nous avons eu la bonne surprise de voir surgir Jane Seymour, l’éternelle Dr Quinn, femme médecin, qui interprète le petit rôle de Diane, qui travaille dans un magasin d’électroménager, et ne va pas aider Ed qu’à scanner lui-même ses achats. Entre ces deux-là, il y a, comme qui dirait, un début de romance. Jane nous l’a confirmé au cours de notre entretien via Zoom avec elle, que voici.

© D.R.

Connaissiez-vous Bob De Niro avant d’avoir le béguin pour lui devant des caméras ?

Je connaissais son travail, évidemment, mais je ne lui avais jamais donné la réplique. Je pense que je l’avais croisé, une fois, dans la vie, mais pas assez longtemps pour qu’on puisse avoir une vraie discussion. J’étais un peu nerveuse et me posais des questions avant de jouer cette femme dans ce magasin. Dès le premier jour de tournage, des gens m’ont accostée en pensant que je travaillais vraiment là, ce qui m’a rassurée (sourire)… Quant à Robert, il a juste été magique ! Il m’a directement mise à l’aise. C’est un acteur si brillant, c’est comme faire des échanges au tennis avec lui.

Le couple naissant que vous formez avec lui à l’écran montre que l’amour est encore possible après soixante ans. Vous-même, croyez à cela ?

Définitivement ! Absolument ! (elle a eu quatre maris et a divorcé du dernier, James Keach, en 2015, NdR). Je n’ai pas le choix ! (rire) Je vais plutôt vers mes 70 ans, vous savez (elle passera ce cap le 15 février prochain, NdR). Pendant le tournage de ce film, nous avons évoqué l’idée d’en faire une suite où Ed et Diane seraient un couple. Ce serait extraordinaire.

Selon vous, quels sont les atouts de ce film-ci ?

D’abord, il a une distribution incroyable et son histoire est très amusante. Il s’adresse à tout le monde, à toutes les tranches d’âge. Et puis, étonnamment, il est ’clean’ ! On n’y voit rien de dégoûtant et on n’y entend aucun gros mot ! Ca ne l’empêche d’être très distrayant… En plus, il est extrêmement moderne…

Dans quel sens ?

Eh bien, actuellement, il n’est pas rare de trouver, dans la même maison, des gens de différentes générations qui vivent ensemble, pour protéger les plus âgés. C’est un concept que nous comprenons tous mieux depuis le confinement.

Pouvez-vous nous parler de « Friendsgiving », qui sort dans les salles américaines le 23 octobre et tourne autour d’un dîner de Thanksgiving à Los Angeles ?

Oui, j’y joue la mère suédoise du personnage de Malin Åkerman, j’ai un accent et une perruque blonde, donc on ne me reconnaît absolument pas ! Je suis une cougar qui en fait trop. C’est également très drôle, mais aux antipodes de ‘Mon grand-père de moi’, puisqu’on y voit et entend plein de choses qui ne conviennent pas à un jeune public (rire). En ce moment, mon nouveau défi, c’est le rôle d’Eléonore d’Aquitaine (1122-1204, NdR), qui fut Reine d’Angleterre et Reine de France. Vous verrez le résultat dans la série espagnole ‘Glow and Darkness’. Je m’apprête à retourner en Espagne pour ça.

Vous y parlez français ?

(Elle répond dans notre langue) : Oui, je parle le français assez couramment, déjà… J’ai joué Marie-Antoinette dans la Révolution Française.

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