Que vaut la nouvelle saison de «The Haunting of…»?

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Mention spéciale au casting enfant, pour le coup parfaitement splendide !
Mention spéciale au casting enfant, pour le coup "parfaitement splendide" ! - © Netflix

Dire qu’on attendait cette nouvelle salve avec impatience relève de l’euphémisme. Sorti en novembre 2018 sur Netflix, « The Haunting of Hill House » est tout simplement l’une des meilleures séries d’épouvante de ces dernières années. Acclamée par la critique et adoubée par le maître de l’horreur, Stephen King lui-même, elle raconte en dix épisodes l’histoire à la fois émouvante et traumatisante de la famille Crain, autrefois locataire de la maison hantée la plus célèbre des Etats-Unis. Un conte glaçant qui se trouve être l’adaptation relativement libre du roman du même nom de l’Américaine Shirley Jackson, grande dame du fantastique.

Pour la deuxième saison, on change de décor. Le créateur Mike Flanagan (« Doctor Sleep », « Ouija : les origines ») a cette fois puisé son inspiration dans la fameuse nouvelle « Le Tour d’écrou », de l’écrivain américano-britannique Henry James. Paru en janvier 1898 dans le magazine Collier’s Weekly, ce classique de la littérature gothique horrifique a depuis été porté à maintes reprises sur scène et à l’écran. Il rapporte du quotidien d’une jeune fille au pair engagée par un aristocratique pour s’occuper de sa nièce et son neveu, orphelins depuis la tragique disparition de leurs parents à l’étranger, dans une imposante demeure isolée au beau milieu de la campagne anglaise et où l’ancienne nourrice a récemment péri dans des circonstances inexpliquées. Déjà perturbée par une âme mystérieuse qui semble la suivre à la trace, la nouvelle gouvernante se rendra vite compte que quelque chose cloche au manoir de Bly : les enfants se comportent de manière suspecte, et ses effrayantes hallucinations redoublent d’intensité, jusqu’à ce que de nouvelles manifestations surnaturelles viennent complètement bouleverser son existence et celle du petit monde qui l’entoure.

Un récit noir auréolé d’un trop plein d’amour qui rend finalement l’atmosphère tristement plus romantique qu’angoissante. Là où « Hill House » a réussi à instaurer une tension dès le premier épisode, il faudra s’armer de patience au moins jusqu’au cinquième chapitre (sur neuf au total) avant d’être réellement embarqué dans cette fable si complexe qu’elle en devient une expérience quelque peu dérangeante pour le téléspectateur, perdu entre les vivants et les morts, qui n’ont pas tous complètement disparu.

On n’en dira pas plus si ce n’est que celles et ceux qui ont aimé « Hill House » seront ravis de revoir des visages familiers. Dans le rôle principal de « Bly Manor », on retrouve ainsi Victoria Pedretti, qui jouait la touchante petite sœur Nell Crain. Henry Thomas (Hugh Crain), Oliver Jackson-Cohen (Luke Crain), Kate Siegel (Theodora Crain) et Katie Parker (Poppy Hill) sont également de la distribution. Mention spéciale à l’adorable Amelie Bea Smith et Benjamin Evan Ainsworth qui composent le casting enfants, « parfaitement splendide » !

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