La fin des tigres dans «Fort Boyard»

La présence des tigres sur le Fort suscite la controverse.
La présence des tigres sur le Fort suscite la controverse. - © Laurent Vu/ALP

« Fort Boyard » sans les tigres, ça paraît presque inimaginable, tant les félins font partie intégrante du décor de l’émission. Et c’est peut-être bien là le souci. Depuis des années, la polémique fait rage sur la présence de ces tigres dans des cages plutôt exiguës pour faire, qui plus est, de la figuration. De nombreux défenseurs des animaux réclament la fin de leur présence. Et visiblement, ils ont été entendus… ou presque, car si les tigres vont bien quitter l’émission, ce n’est cependant pas encore pour tout de suite !

Dans une interview accordée au Parisien, Alexia Laroche-Joubert, productrice de l’émission, a annoncé que les félins mis à la retraite ne seront pas remplacés. « Kali, âgé de 15 ans, a pris sa retraite, et nous avons décidé de ne pas le remplacer », précise-t-elle. Mais il reste néanmoins encore deux tigres, Tosca et Kashemir, âgés de 9 et 3 ans. « Le départ de chacun d’eux s’étalera dans le temps, et correspondra au moment où ils prendront respectivement leur retraite », continue Alexia Laroche-Joubert. « Cela dépend aussi de l’état physique général, il y a des tigres et des lions qui sont encore en piste à 20 ans. »

Bref, les tigres ne sont pas encre près de faire leur dernier tour de piste et Félindra, par la même occasion, n’est pas encore au chômage. S’il avait été évoqué de faire « Intervilles » sans vachettes, « Fort Boyard » ne va donc pas encore tout de suite se séparer de ses félins. Ceux-ci, le reste de l’année, se retrouvent au Puy du Fou, où ils participent au spectacle de l’arène romaine avec les gladiateurs. Et Alexia Laroche-Joubert d’insister : « Nous sommes très soucieux et attentifs au bien être de tigres. Nous travaillons avec notre prestataire dans un cadre légal qui tient compte de l’évolution des conditions animales et qui possède toutes les autorisations pour élever, dresser, et présenter les tigres sur le fort. » Pas sûr que ça soit l’avis de certains défenseurs de la cause animale, comme le journaliste Hugo Clément, qui avait estimé que « des tigres n’ont rien à faire derrière des barreaux au milieu de l’océan. »

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