Ary Abittan (Cap 48) : « C’est important qu'on soit solidaires »

Ary Abittan (Cap 48) : « C’est important qu'on soit solidaires »
© Isopix

Comment envisagez-vous votre rôle de parrain de cette édition ?

Je suis d’abord très honoré et heureux. C’est une responsabilité que je prends avec cœur. J’aimerais parler des familles d’enfants porteurs de handicap. Et puis tout simplement du vivre-ensemble, favoriser l’inclusion et surtout, j’appelle aux dons pour financer nombre d’initiatives. Je sais que tout le monde vit une période difficile, mais c’est important qu’on soit solidaire.

Vous impliquez-vous dans des associations caritatives ?

Je le fais aussi pour diverses causes, le handicap, la précarité, l’association Princesse Margot. J’essaie comme d’autres de donner de ma notoriété.

La soirée de clôture sera émaillée de témoignages, d’exemples de reconstruction. Qu’avez-vous envie de dire à ces personnes ?

J’admire surtout leur courage et les gens autour d’eux. Ce sont des leçons de vie et des épreuves qui nous font dire que quoi qu’il arrive, quand on est dans la vie, il y a toujours de l’espoir et la réponse à tout cela, c’est l’amour, c’est le bonheur. Et le bonheur est comme l’argent, il faut que cela circule.

Ce n’est pas un hasard si CAP 48 a choisi de vous associer à sa cause. Vous avez campé le papa d’une enfant trisomique dans « Apprendre à t’aimer », diffusé sur M6…

La réalisatrice Stéphanie Pillonca était venue voir mon spectacle et six mois après, m’a proposé ce rôle. Je m’attendais à un énième rôle comique et j’ai eu la surprise de lire cette histoire bouleversante d’un couple qui s’aime et qui attend son premier enfant, et de ce père qui va vouloir fuir la situation. Ce que j’ai trouvé extraordinaire dans ce scénario est que cette petite l’a ramené à la vie. Ce sont des enfants qui démentent toute brutalité et toute violence dans ce monde.

Cela a donc fait l’effet miroir chez vous ?

Evidemment, je suis papa de trois enfants (trois filles qui ont 20, 19 et 15 ans) et je me suis demandé ce que j’aurais fait à sa place. Je parle beaucoup avec mes filles, elles m’ont dit que c’était mon plus beau film. Je grandis à mesure qu’elles grandissent.

Comment s’est passé le tournage avec une enfant trisomique ?

Cette petite a mis au diapason tout le plateau. Le premier jour, elle m’a tendu les bras comme si elle me donnait l’autorisation et j’ai eu une relation extraordinaire avec cet enfant. Je l’ai revue un an après à l’avant-première, elle a sauté dans mes bras. Ce sont des boules d’amour, ces enfants, c’est sublime.

Dans votre entourage, vous aviez déjà été confronté au handicap ?

Oui, j’avais une cousine, Joëlle, porteuse de trisomie 21. On partageait du temps ensemble, on riait, on chantait, on s’amusait. Ce qui est beau, c’est que quand on est enfant, il n’y a pas de différence. Elle est partie trop tôt... Et en tant que chauffeur de taxi, j’accompagnais des enfants malades de l’hôpital du jour à leur domicile, je passais beaucoup de temps avec eux dans la voiture.

Cap 48 *** 20 h 20 La Une

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