Kendji Girac: «Je rêve de partager un duo avec Céline Dion»

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C’est grâce à mon père que je chante.
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« C’est grâce à mon père que je chante. »

À l’écoute de votre nouvel album, on a le sentiment de vous découvrir sous une autre facette, plus nostalgique et sensible, notamment dans « Habibi » ou « Oh ! Prends mon âme ». Était-ce une volonté ?

Oui, j’avais envie de me dévoiler un peu plus, de raconter certaines de mes histoires. Sans trop en dire non plus. Je tiens toujours à conserver une forme de pudeur. J’aborde surtout des thèmes qui me tiennent à cœur comme la fête, l’amour… Plus les années passent, plus je grandis et plus je souhaite approfondir les textes de mes chansons. En tant qu’artiste, c’est important de se raconter.

Dans le titre « Évidemment », vous évoquez une rupture amoureuse douloureuse. Est-ce autobiographique ?

Cette chanson m’évoque beaucoup de choses. Un couple, c’est beau, mais que c’est souvent difficile de le tenir solide. Elle évoque aussi certaines de mes remises en question. Mes chansons sont de plus en plus personnelles. À chacun de mes albums, j’essaie toujours de me renouveler et de proposer de nouvelles choses. Je n’aime pas quand ça tourne en rond. Cela dit, je tiens toujours à conserver mon style gipsy que je mélange avec de la pop et du reggaeton. C’est mon identité musicale et c’est gratifiant de se dire que j’ai lancé un nouveau style.

Vous partagez également un morceau avec Gims, Dadju et Soolking. Mis à part un featuring avec Ariana Grande, votre discographie compte peu de duos avec une femme. Quelle serait votre collaboration idéale ?

Je suis un grand fan de Céline Dion. Elle m’inspire par son charisme et sa puissance vocale. Pour moi, elle a la plus belle voix. Je rêve de partager un duo avec elle. Il faut toujours viser haut ! Après, je fonctionne surtout au feeling et aux rencontres. Avec Gims et Dadju, on se croise depuis plusieurs années sur les plateaux de télévision. On s’est toujours promis qu’on allait collaborer ensemble. On attendait juste le bon moment. Du coup, si vous pouviez faire passer le message à Céline Dion. (Rires)

Depuis 6 ans, vous enchaînez les tubes et avez déjà vendu plus de 3 millions d’albums. À seulement 24 ans, quel est votre secret pour garder les pieds sur terre ?

Je passe énormément de temps avec ma famille. Mes proches aiment mener une vie simple, et moi aussi. Malgré les paillettes, je suis toujours resté le même. De temps en temps, je profite des beaux hôtels, des grands restaurants, mais je suis aussi heureux dans un environnement ordinaire. Je déconnecte de ma vie d’artiste dès que je rentre chez moi, que je retrouve mes cousins et ma caravane. Cela m’aide à garder un certain équilibre. C’est aussi un choix de vie. Je ne me prends pas la tête, je suis un garçon simple.

Vos parents ont aussi joué un rôle important dans votre vie…

Tout à fait. J’ai toujours été entouré d’amour et de tendresse. Mes parents m’ont inculqué les vraies valeurs de la vie. Ils m’ont donné le goût du travail et m’ont appris à ne jamais manquer de respect aux plus grands. L’éducation que j’ai reçue m’a beaucoup forgé. J’ai toujours eu une crainte de décevoir mon père ou ma mère. Du coup, quand j’étais plus jeune, j’évitais de faire de bêtises. (Rires) Je dois beaucoup à mes parents. Ils sont vraiment très fiers de mon parcours. Avant chaque sortie d’album, ils écoutent mes nouveaux titres et me donnent toujours leur avis. Si une chanson n’est pas à leur goût, je suis capable de ne pas l’inclure dans le disque. Cela signifie qu’elle n’est pas assez bien. (Rires) Mes parents connaissent assez bien la musique. C’est grâce à eux, et surtout mon père, que je chante.

«La presse people ne m’intéresse absolument pas»

«La presse people ne m’intéresse absolument pas»

Quels sont les inconvénients de la célébrité ?

Il n’y en a pas tellement. Au début de ma carrière, c’était un peu compliqué. Je n’avais pas l’habitude d’être loin de ma famille. Quand je sortais dans la rue, on me reconnaissait très régulièrement. Les gens m’arrêtaient pour me demander une photo ou un autographe. J’avais très peur. Heureusement, on s’y habitue très vite. Cela dit, quand je ne vois pas ma famille pendant trop longtemps, je ne me sens pas bien. J’ai toujours peur que quelque chose se produise quand je ne suis là. Je suis quelqu’un d’humain. Je ne peux pas faire croire aux gens que je souris à chaque fois. J’ai aussi mes doutes et mes craintes.

Et quand la presse people annonce que vous vous apprêtez à devenir père, comment réagissez-vous ?

La presse people ne m’intéresse absolument pas. Cela me fait même parfois plaisir quand je vois des photos de moi en couverture des magazines. (Rires)

Vous a-t-on déjà approché pour un rôle au cinéma ?

Oui ! J’ai déjà reçu quelques scénarios, mais les rôles ne me correspondaient pas. J’attends de trouver un personnage qui me ressemble et me parle vraiment. Par exemple, ça me plairait de jouer un flic ou un boxeur. Je suis un grand fan de Rocky Balboa, j’ai aimé tous les Marvel et surtout Dragon Ball Z. J’aimerais qu’on me sollicite pour un film d’action. Pour l’instant, ce n’est pas le bon timing. Je préfère me concentrer sur ma musique. D’ailleurs, je commence déjà à penser au prochain album…

Vous avez récemment dévoilé les dates de votre prochaine tournée alors que le monde de la culture est très impacté par la crise du coronavirus. Comment vivez-vous cette situation ?

En tant qu’artiste, ce n’est pas une période facile. J’aimerais retourner sur les routes. On est tous bloqués, mais je suis certain que tout finira par repartir. Il faut être patient. Évidemment, je comprends les coups de gueule de mes collègues, comme M.Pokora ou Vitaa et Slimane. C’est frustrant de ne pas pouvoir chanter et défendre sa musique sur scène. J’espère que les dates de ma tournée seront maintenues. Je me produirai d’ailleurs sur la scène de Forest National le 28 novembre 2021. J’entretiens un lien très fort avec la Belgique. Quand je fais une tournée, je suis obligé de passer dans votre pays au moins deux fois dans l’année. Les Belges sont incroyables.

Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Du bonheur, encore et encore !

La finale de «The Voice Kids»

Kendji a adoré vivre cette expérience.
Kendji a adoré vivre cette expérience.

Clap de fin pour la 7e saison de « The Voice Kids ». Ce samedi soir sur TF1, les téléspectateurs auront la lourde responsabilité d’élire le vainqueur parmi les talents de Jenifer, Soprano, Patrick Fiori et Kendji, le nouveau de la bande. « J’ai adoré vivre cette expérience. Le public m’a découvert grâce à « The Voice » quand j’avais 17 ans. Six ans plus tard, après 3 albums, je m’installe dans l’un des fauteuils rouges. L’histoire est quand même incroyable. Je suis vraiment très fier. Et puis, le niveau des talents est impressionnant. Pour leur si jeune âge, ils ont une identité artistique déjà très affirmée », confie l’artiste qui a fait le choix d’emmener Naomi et Abdellah jusqu’en finale. À cette occasion, les talents pourront compter sur le soutien d’un « super coach », à savoir Julien Doré. Ce dernier assistera aux répétitions des 8 finalistes et sera présent tout au long de la soirée pour commenter les prestations. Si Kendji s’est imposé comme un coach redoutable dans « The Voice Kids », il ne se sent pas assez légitime pour prendre part à la version adulte du télé-crochet. « Je ne sais pas si j’en suis capable. Je pense que ce serait encore plus stressant de juger un adulte, surtout quand on n’a que 24 ans. Si on me le proposait, je ne serais pas contre, mais j’y réfléchirai longuement », conclut l’interprète de « Color Gitano ».

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