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Crise politique francophone : la fin des cabinets PS à la FWB coûtera 3,25 millions d’euros en indemnités de départ

Rudy Demotte, ministre-président
Rudy Demotte, ministre-président - © Christophe Licoppe/Photo News - 10640477-026

La fin des cinq cabinets ministériels PS au sein du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles coûtera un peu plus de 3,25 millions d’euros en indemnités de départ pour les collaborateurs licenciés.

Les cinq cabinets socialistes (Rudy Demotte, Jean-Claude Marcourt, André Flahaut, Isabelle Simonis et Rachid Madrane) emploient actuellement un peu plus de 200 collaborateurs, dont 86 sont détachés de l’administration.

Avec la fin annoncée de la majorité PS-cdH et la volonté du cdH de former de nouvelles majorités avec d’autres partis, ces contractuels PS devraient se retrouver sous peu sans emploi.

Ceux-ci ont toutefois droit à des indemnités forfaitaires de départ équivalentes à cinq mois de salaires, plus des primes.

Pour les cabinets PS, la facture sera de 3,25 millions d’euros à charge de la Fédération, a indiqué lundi en commission du Parlement le ministre-président Rudy Demotte en réponse à une question de la députée Caroline Persoons (DéFI).

«Ces frais ne tiennent pas compte des frais d’installation des nouveaux cabinets», a ajouté M. Demotte devant les députés.

Interrogé un peu plus tard en commission du Budget -qui planche actuellement sur l’ajustement budgétaire 2017- par le député Philippe Knaepen (MR), le ministre du Budget, André Flahaut, a précisé que ces dépenses n’avaient nullement été intégrées dans l’ajusté.

«Les règles veulent que ces frais (d’indemnités de départ) seront pris en charge par les cabinets entrants (MR sans doute)», a-t-il indiqué. «Ca coûterait donc moins cher si c’était le cdH qui quittait le gouvernement...», a-t-il ajouté d’un ton badin.

Si le cdH devait, lui, quitter le gouvernement, ces indemnités ne se chiffreraient en effet qu’à 1,67 million d’euros seulement, selon M. Demotte.

Bien qu’il gère bien plus que la moitié du budget de la Fédération, le cdH ne compte en effet que deux cabinets ministériels seulement (Marie-Martine Schyns et Alda Greoli). Et ceux-ci n’emploient que 108 collaborateurs, dont 61 détachés de l’administration.

Dans les rangs du cdH, on faisait valoir lundi que les montants avancés par le ministre-président constituent un plafond maximum, dans l’éventualité où tous les collaborateurs concernés ne retrouveraient pas un emploi rapidement.

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