«Les petits meurtres d’Agatha Christie» version comédie musicale, ce soir sur France 2

«Les petits meurtres d’Agatha Christie» version comédie musicale, ce soir sur France 2
© Caroline Dubois/Esacazal films

Avez-vous d’emblée adhéré à l’idée de la comédie musicale ?

Oui, c’est une belle façon de finir la série en feu d’artifice, avec panache. On s’était toujours dit qu’il fallait arrêter en plein succès plutôt que d’attendre que ça se délite et qu’on perde un peu la grâce qu’il y a sur chaque épisode.

Il n’y a pas eu de larmes le dernier jour de tournage ?

Il y a évidemment eu la tristesse de se quitter. C’est presque 8 ans de compagnonnage. C’était vraiment très familial. On passait presque 5 mois par an dans la région lilloise. On a créé de vrais liens, alors oui, c’était compliqué de se quitter. C’est comme une belle histoire d’amour qui se termine.

La série s’arrête avec vous… mais reviendra avec un nouveau casting !

Quand on a succédé à Antoine Duléry et Marius Colucci qui jouaient les années 30, des fans ont dit : « Zut, on va nous changer nos acteurs, ça sera nul, on ne regardera pas la suite. » Non seulement, ça a cartonné, mais on a fait davantage d’épisodes que la première saison. Une nouvelle équipe va nous succéder pour des intrigues se passant dans les années 70 et j’imagine que les fidèles regarderont avec autant de bonheur. Car ce sont les mêmes scénaristes qui seront à l’œuvre.

C’est une série où tous les délires sont possibles…

On avait en Sophie Revil, la productrice et directrice artistique, une vraie oreille. Je lui avais proposé trois ou quatre idées, notamment revisiter un peu « Certains l’aiment chaud » en étant obligés de se déguiser en femmes pour les besoins de l’enquête. Je trouvais drôle d’insuffler ça dans Agatha Christie.

Et que dire de ce mignon petit chien ?

Le commissaire essaye de faire croire à tout le monde qu’il déteste les chiens. Il le cache sous la table et, finalement, repart avec lui. On s’est retrouvés dans des situations rocambolesques toutes plus savoureuses les unes que les autres. On avait vraiment l’impression de flirter avec le monde de la BD. Plusieurs fois, on s’est dit : « Ça n’est pas possible, on est dans « Tintin » ! »

Presque 8 ans de tournage, ça fait un bail… Qu’est-ce que ça change dans une carrière ?

Les gens sont un petit peu oublieux de ce qu’on a fait avant. On a tellement marqué le personnage que, finalement, on a l’impression que c’est là qu’on a commencé à exister. Et puis, après, on va vous présenter soit des copies carbones, soit on va dire : « Oh non ! il fait trop de commissaire Laurence. » Mais je ne regrette absolument pas. Si je dois attendre un moment pour retrouver un personnage aussi fort, je le ferai. Comme je ne pouvais pas prévoir qu’après 27 films, on allait me proposer d’incarner le général de Gaulle dans une série de 6 épisodes qu’on verra bientôt.

Les petits meurtres d’Agatha Christie *** 21 h 05 France 2

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