«L’affaire Watts, chronique d’une tuerie familiale»: méfiez-vous des apparences

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«L’affaire Watts, chronique d’une tuerie familiale»: méfiez-vous des apparences
© Netflix

Le géant du streaming nous a déjà raconté d’incroyables histoires, parmi lesquelles celles du bouc émissaire Steven Avery (« Making a Murderer »), du dépeceur de Montréal Luka Rocco Magnotta (« Don’t f***k with cats »), de la « diabolique » Amanda Knox ou encore du tout jeune Gabriel Fernandez.

La dernière en date revient sur un autre fait divers, aussi effrayant que les précédents : l’affaire Watts. Méconnue chez nous, cette dernière a choqué l’Amérique par son dénouement, pour le moins inattendu. Retour en 2018 : Shanann et Chris Watts forment une jolie famille, heureuse d’accueillir prochainement un troisième enfant. Un petit frère pour Bella et Celeste, 3 et 4 ans.

Du bonheur à l’horreur

Les tourtereaux se sont rencontrés en 2010, par l’intermédiaire d’une amie. Lui est posé et introverti, elle est sociable et enjouée. Ils se complètent, si bien que deux ans plus tard, ils se disent oui pour la vie. Très active sur les réseaux sociaux, Shanann n’hésite dès lors jamais à partager des photos et séquences filmées de son quotidien, vraisemblablement comblée d’amour et de joie. Mais derrière le portrait d’un clan soudé, la réalité est moins rose. Les relations entre Shannan et les parents de Chris se dégradent à la suite d’un incident. Lequel aura des répercussions insoupçonnées sur le couple, qui commençait juste à battre de l’aile.

Tout bascule le 13 août 2018, lorsque Shannan rentre au beau milieu de la nuit d’un voyage d’affaires. La caméra de surveillance placée à l’entrée de son domicile à Frederick, dans le Colorado, enregistre alors la dernière apparition de la maman, qui, à 34 ans, en est à quinze semaines de grossesse.

Shanann et ses filles disparaîtront le lendemain, sans la moindre explication. D’abord écarté de l’enquête, Chris, qui n’a jamais montré une once d’agressivité, devient rapidement le principal suspect. Aux yeux de ses voisins, l’homme est agité, pas dans son état normal. Pour la police, c’est plutôt l’absence d’émotion qui soulève des questions. Après plusieurs heures d’interrogatoire, il sera soumis au détecteur de mensonges. Un test polygraphique au cours duquel lui sont posées trois questions. Les résultats sont sans appel.

Que s’est-il réellement passé ce soir-là ? La suite à l’écran ! « En relatant les événements entièrement à partir d’images d’archives comprenant des messages sur les réseaux sociaux, des enregistrements des forces de l’ordre, des sms et des vidéos personnelles inédites, la réalisatrice Jenny Popplewell reconstitue un examen immersif et fidèle d’une enquête policière et d’un mariage au bord de la rupture », écrit judicieusement Netflix à propos du documentaire « L’affaire Watts, chronique d’une tuerie familiale », en ligne depuis le 30 septembre.

Au-delà d’enfin donner la parole aux victimes, le film se veut également le rappel d’un adage bien connu selon lequel « les apparences sont souvent trompeuses ». Un travail méticuleux qui traduit ici une vérité ô combien bouleversante…

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