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Henri PFR et GuiHome: «Notre amitié s’est confirmée grâce à L’Escape Show»

Leur complicité crève l’écran.
Leur complicité crève l’écran.

Vous souvenez-vous de votre première rencontre ?

Henri PFR  : C’était sur Tinder ! (Rires)

GuiHome  : Mais non ! C’était dans une boîte de nuit, en 2015. Il y avait plusieurs personnes, issues du web, de la télé… À cette époque, on commençait à voir les premières affiches d’Henri dans les rues. Au même moment, mes vidéos commençaient à être de plus en plus regardées. On vivait un peu la même ascension.

Henri PFR  : Je m’en souviens très bien. On était traités comme des VIP, mais sans vraiment se comporter comme tels. On découvrait le milieu. Très rapidement, une forte amitié est née entre nous. On est toujours très heureux de se revoir, on passe à chaque fois de bons moments ensemble.

Dans le milieu, est-ce important d’avoir des personnes de confiance sur lesquelles se reposer parfois ?

Henri PFR  : Oui. Avec GuiHome, on vit les mêmes choses sans faire le même métier. On se comprend énormément, notamment sur cette appréhension que tout peut s’arrêter du jour au lendemain. On vit aussi les mêmes moments de joie. Parfois, on s’échange des conseils et on se soutient quand il y a des moments de doutes dans nos carrières respectives.

GuiHome  : J’ai très peu d’amis dans le milieu. Avec Henri, nous ne sommes pas dans la comparaison. On a énormément de points communs. On partage notamment les mêmes valeurs. Par exemple, on est tous les deux très proches de nos parents. On a aussi la chance d’avoir une amoureuse qui nous soutient. On évolue dans le même environnement. On est comme deux frères. On a beaucoup de respect l’un envers l’autre, même s’il se moque toujours de ma petite taille. (Rires)

Vous donnez le coup d’envoi de « L’Escape Show ». Quel est le principe de l’émission ?

Henri PFR  : Je suis un grand fan des Escape Game. J’en ai déjà fait une dizaine. Le but est simple et ludique. Plusieurs personnes sont enfermées dans une pièce et ont une heure pour en sortir. Chaque Escape Game raconte une histoire différente. Il faut se fier à tous les indices qui nous entourent pour pouvoir avancer vers la porte de sortie. GuiHome a toujours eu des bonnes intuitions. Il m’a impressionné.

GuiHome  : Pour moi, c’était une première. J’avais l’impression d’être à Disney. J’ai adoré vivre cette expérience avec Henri, il était le partenaire parfait. C’est avant tout un travail d’équipe, il faut savoir s’écouter. Notre amitié s’est confirmée grâce à cette émission. Ensemble, tout était facile. Je me suis découvert une vraie capacité de réflexion.

Tout au long de l’émission, vous êtes opposé à un autre duo, à savoir Roda Fawaz et Raphael Charlier. Avez-vous l’esprit de compétition ?

Henri PFR  : J’avoue être très compétiteur. Je suis très mauvais perdant, mais aussi très mauvais gagnant. (Rires) Au départ, je pensais qu’il n’y aurait pas de compétition, mais je me suis trompé. Quand Cathy et Ivan nous mettent la pression en disant que le temps presse, ça augmente notre niveau de stress.

GuiHome  : Totalement ! Et puis, j’avais peur d’être totalement à l’opposé de ce qu’il fallait faire. Je ne voulais pas passer pour un débile. (Rires) Heureusement, on ne gagne rien, mis à part le plaisir de gagner. Avec le recul, je réalise que cette émission est remplie de bienveillance. C’était surtout une bonne excuse pour se revoir, Henri et moi. On s’est vraiment bien marrés !

Le duo a apprécié le jeu
: «
On était des partenaires parfaits
», souligne GuiHome.
Le duo a apprécié le jeu : « On était des partenaires parfaits », souligne GuiHome.

Des projets à foison!

Henri PFR et GuiHome ont le vent en poupe. S’il ne cesse d’enregistrer de nouveaux morceaux, le DJ sera l’un des coachs de la 9e saison de « The Voice Belgique », aux côtés de Loïc Nottet, BJ Scott et Typh Barrow. Les tournages débutent à la fin du mois d’octobre pour une diffusion fin décembre sur La Une. « J’ai vraiment hâte d’y être », avoue Henri PFR. « Ce sera ma première grosse expérience télé. C’est donc pas mal de pression pour moi. Habituellement, je me réfugie toujours derrière ma musique. Cette fois, je vais devoir coacher des talents. Cela fait maintenant dix ans que je suis en studio et que j’ai l’occasion de croiser beaucoup d’artistes. M’installer dans le fameux fauteuil rouge, ça va être quelque chose. »

Pas vraiment l’heure de se reposer pour les 2 amis.
Pas vraiment l’heure de se reposer pour les 2 amis.

De son côté, GuiHome s’apprête à remonter sur scène dans les prochaines semaines avec un tout nouveau spectacle. « J’ai envie de surprendre mes fans. Je suis vraiment hyper excité. C’est un rêve de gosse de produire mon propre spectacle et d’être aux commandes de tout. En plus de ça, je suis entouré d’une équipe hyper bienveillante », nous confie l’humoriste. Après sept dates de rodage qui affichent sold-out, GuiHome se produira le 4 mars 2021 au Théâtre de Royal de Namur, le 25 mars 2021 au Trocadéro de Liège et le 1er avril 2021 à la Madeleine de Bruxelles. Un parfait cadeau de Noël !

Infos et réservation : www.guihome.be

Henri PFR: «Être privé de la scène, c’est particulièrement difficile»

Le monde de la culture est très impacté par la crise du coronavirus. En tant qu’artiste, comment le vivez-vous ?

Henri PFR  : En toute honnêteté, c’est très dur. Le secteur musical est vraiment impacté. J’ai été contraint d’annuler une centaine de dates. Il y a un choc financier qui n’est pas négligeable. C’est aussi un choc pour le moral. J’ai l’habitude de voyager énormément, de voir des gens, d’être sur scène… Être privé de tout ça, c’est particulièrement difficile. Je pense aussi, et surtout, à toutes les personnes du secteur qui sont oubliées.

GuiHome  : Nous sommes tous impactés par la crise, mais à des degrés différents. Dans le milieu musical et artistique, on souffre très fort. J’ai la chance de faire des vidéos, et de ne pas dépendre que des théâtres et de la scène. Pendant le confinement, j’ai allumé ma caméra et balancé une quarantaine de vidéos. Cela a été thérapeutique pour moi, je n’ai pas vu le temps passer. Ça m’a d’ailleurs ramené à mes débuts face caméra, et ça a peut-être rassuré certaines personnes.

Qu’avez-vous appris sur vous-même pendant cette période ?

Henri PFR  : J’ai appris à prendre du recul sur pas mal de choses, notamment sur une certaine dose de stress qui avait tendance à me paralyser. Par exemple, ce n’est pas parce qu’on ne poste rien sur les réseaux sociaux pendant une semaine que notre carrière va s’effondrer. Aujourd’hui, je prends davantage le temps de faire les choses. Je me concentre plus en profondeur sur certaines mélodies. J’avais peut-être tendance à enchaîner les morceaux sans me demander s’ils me plaisaient vraiment. Je me suis re-focalisé sur l’essence même de ma musique.

GuiHome  : Moi, je suis un confiné de nature. J’aime être chez moi, tourner des vidéos et les monter. Je réalise à quel point nous ne sommes finalement pas grand-chose sur terre. J’ai l’impression de vivre un scénario de fiction. Devoir faire un Skype avec des gens que j’ai l’habitude de croiser tous les jours, c’est frustrant. Du coup, j’ai encore plus envie de profiter de la vie et des personnes que j’aime. Tout ne se joue pas face à ma caméra. Même si ça fait un peu vieux jeu, je suis encore très choqué de voir que certaines personnes se foutent royalement des mesures sanitaires.

Un petit secret à nous dévoiler ?

Henri PFR  : Récemment, je me suis pris de passion pour la peinture. Je ne me considère pas comme un peintre professionnel, mais c’est super chouette à faire. Qui sait, peut-être que l’une de mes toiles ira dans la chambre de GuiHome. (Rires)

GuiHome  : Avec plaisir ! Quitte à avoir une peinture chez soi, autant que ce soit celle d’un de ses potes. Et puis, quand j’aurais des enfants, ce sera l’occasion de leur expliquer la nature de notre amitié. J’espère vraiment la recevoir… mais sans devoir la payer ! (Rires)

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