Abonnez-vous pour 1€

«Tu n’es pas ma fille, ne m’appelle plus jamais»: Delphine raconte comment le roi Albert l’a niée pendant des années

Samedi, Delphine présentait sa première oeuvre en plein air à Saint-Nicolas. (Belga)
Samedi, Delphine présentait sa première oeuvre en plein air à Saint-Nicolas. (Belga)

Avant les derniers développements de la semaine dernière, Delphine s’était exprimée dans le journal australien « 60 minutes », cité par Het Nieuwsblad. Elle a raconté ses années de galère pour obtenir sa reconnaissance en tant que fille d’Albert.

Pourtant, enfant, elle avait vécu de beaux moments avec ses deux parents. « C’était en fait une histoire d’amour fantastique. Albert était l’homme de sa vie. De plus, j’avais beaucoup de contacts avec lui. Parfois, il appelait ma mère pendant des heures, nous allions en vacances ensemble. Il a joué un grand rôle dans ma vie », raconte Delphine.

Et puis, les choses ont changé. Et lorsqu’en 1999, l’histoire de « la fille cachée du Roi » éclate, tout se complique pour la jeune femme. On lui fait des reproches, on l’insulte même. « Ta mère n’aurait pas pu prendre la pilule ? », lui dit-on. Certains l’ont traitée de « salope ».

Lorsqu’elle essaye de renouer avec Albert, celui-ci, raconte-t-elle, explose au téléphone : « Tu n’es pas ma fille, ne m’appelle plus jamais ». « Je l’ai appelé, j’ai écrit, mais on ne m’a pas écoutée. J’ai aussi essayé de passer par des gens qui le connaissaient, mais ça n’a pas marché non plus », raconte Delphine.

Et puis, s’en est suivie la longue procédure juridique, la saga du test ADN qu’il refusait de faire. « C’était très dégoûtant qu’il refuse un test ADN. Donnez-moi juste votre ADN, ce n’est pas grave, n’est-ce pas ? Je me suis sentie si trahie. Je l’avais protégé toutes ces années, je l’aimais ».

Sa reconnaissance par la justice a maintenant apaisé Delphine qui entrevoit des jours meilleurs. « Je me sens acceptée et je vis à nouveau », conclut-elle.

Notre sélection vidéo