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Les commerçants soulagés de ne pas retomber dans un confinement

Les commerçants soulagés de ne pas retomber dans un confinement
Belga image

«Les petits commerces ont absolument besoin de poursuivre leurs activités pour assurer leur survie économique», écrit la fédération patronale SDI, dans la foulée du Comité de concertation. Les autorités ont annoncé diverses mesures concernant essentiellement les mondes sportif et culturel.

«Le SDI est convaincu que les commerçants continueront à appliquer correctement les mesures de sécurité nécessaires, comme ils l’ont fait jusqu’à présent à la satisfaction de tous. Par ailleurs, les consommateurs sont à présent familiers avec les règles d’application dans les commerces et le SDI compte sur leur attitude responsable pour éviter les contaminations.»

Le syndicat chrétien est moins optimiste quant au respect des gestes barrière dans le chef des clients. «Entre les règles à rappeler sans cesse, le manque de personnel et la crainte de la maladie, les travailleurs du commerce sont à bout, eux aussi», assène la CNE dans un tract. Elle appelle les employeurs à ne pas se cacher derrière le gouvernement et à prendre leurs responsabilités. Selon elle, il faut pallier le manque de personnel, renforcer les mesures destinées à endiguer la propagation du coronavirus et rediscuter des compensations prévues.

L’Unizo encourage même les autorités à effectuer un maximum de contrôles pour s’assurer du respect des mesures destinées à endiguer la propagation du coronavirus. «Je suis convaincu que vous relèverez peu d’infractions chez nos entrepreneurs, qui ont déjà fait de nombreux efforts pour pouvoir travailler dans des conditions sûres. Et si vous constatez tout de même des dérives, alors vous pouvez sanctionner, sans pitié. Car les mauvais élèves ruinent souvent les efforts des bons éléments», explique Danny Van Assche, administrateur délégué de l’organisation flamande des indépendants.

Le SNI est également soulagé pour les commerçants, mais il regrette que le nombre maximum de personnes pouvant assister à un événement ait été ramené à 200. «Les protocoles sécuritaires dans l’évènementiel sont très stricts. C’est le métier même des organisateurs de mettre tout en œuvre pour assurer des évènements qui soient totalement sûrs.»

L’Union des classes moyennes estime pour sa part qu’il n’y a aucune raison de se réjouir pour les PME. «Le tour de vis de ce vendredi ne concerne pas directement les entrepreneurs, mais il accroît leurs difficultés.»

L’organisation patronale souligne la «terrible incertitude» dans laquelle baignent les entrepreneurs. «Personne ne peut dire aujourd’hui dans quelles conditions ils pourront travailler lors des fêtes de fin d’année... qui doivent se préparer dès maintenant. Ils paient les pots cassés de l’échec du contrôle sanitaire de l’épidémie. Il est difficile de comprendre et d’accepter que sept mois après le premier confinement, le testing soit débordé, le tracing inefficace, la quarantaine aléatoire et l’application Coronalert balbutiante. Dans les pays où tout cela fonctionne, il est possible de prendre des mesures ciblées et locales et de donner aux entrepreneurs un cadre stable et compatible avec l’exercice de leur métier.»

A l’instar de la FEB, l’UCM appelle à prolonger le chômage temporaire pour force majeure coronavirus.