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Liège: enfin une solution pour reloger une cinquantaine de personnes sans papiers

Liège: enfin une solution pour reloger une cinquantaine de personnes sans papiers
photonews

Ces personnes en attente de régularisation, réunies sous le collectif « La Voix des sans papiers », ont d’abord occupé un bâtiment à Sclessin avant de s’installer, en septembre 2015, dans les anciennes annexes de l’école d’horticulture à Burenville (boulevard Sainte-Beuve). En décembre 2018, suite à la visite des pompiers, ces locaux ont fait l’objet d’un arrêté d’inhabitabilité et les occupants ont été priés de quitter les lieux. Ils n’ont toutefois jamais été expulsés en raison d’une position unanime du conseil communal ayant déclaré Liège en tant que « Ville hospitalière ».

Ces bâtiments, vétustes et non-adaptés à du logement en collectivité, sont destinés à l’entreprise de travail adapté Le Perron, voisine du site. À plusieurs reprises, le procureur du Roi de Liège a écrit au bourgmestre liégeois afin de lui signaler que la responsabilité de la Ville serait engagée si un drame devait survenir sur les lieux. Autant d’éléments qui ont mené le bourgmestre de Liège à sommer « La Voix des sans papiers » à quitter ces bâtiments de Burenville pour le 15 novembre.

À la suite d’une nouvelle interpellation du collectif de soutien à « La Voix des sans papiers », en septembre dernier, plusieurs pistes de relogement ont été explorées. Lundi soir, au conseil communal, le collège a proposé la mise à disposition de six bâtiments appartenant à la Ville, à sa régie foncière et son CPAS pour accueillir la cinquantaine de personnes concernées. Ces bâtiments seront mis gratuitement à la disposition de l’ASBL Femmes Prévoyantes Socialistes, qui s’est engagée à être l’interlocuteur de la Ville dans ce dossier. D’ici le 15 novembre, les services communaux aideront « La Voix des sans papiers » à quitter les lieux et à s’installer dans ces six bâtiments.

« Nous parlons de personnes qui vivent à Liège depuis de nombreuses années, qui souhaitent y rester et dont les enfants sont scolarisés dans notre enseignement. À terme, j’ai donc l’espoir que ces immeubles seront libérés parce que leurs occupants auront trouvé des perspectives d’épanouissement dans notre pays », a souligné le bourgmestre de Liège. « Une fois ceux-ci libérés, le collège souhaite en garder un pour y permettre l’accueil temporaire d’autres personnes sans papiers et que certains biens soient affectés au programme « housing first », qui vise à reloger les personnes sans domicile fixe ».

En outre, le conseil communal a voté en faveur de la vente des pavillons du boulevard Sainte-Beuve à l’entreprise de travail adapté Le Perron qui, dès lors, va pouvoir y étendre ses activités.

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