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Vincent Nicloentouré de cinq prêtres: «On a galéré pour cet album»

Un an après «Tenor», l’artiste publie «Esperanto».
Un an après «Tenor», l’artiste publie «Esperanto».

Pourquoi avez-vous fait appel à cinq prêtres orthodoxes ?

À la base, je n’étais pas du tout parti pour faire cet album. Grâce à « The Voice », j’ai découvert ces prêtres orthodoxes. J’ai été complètement bouleversé par leur voix. Il fallait absolument que j’entre en contact avec eux. Je les ai rencontrés dans leur séminaire, à trente kilomètres de Paris. Je leur ai donc proposé de mélanger nos voix sur un projet en commun, et ils ont accepté. Sur ce disque, on reprend de grands airs sacrés, mais aussi de la grande variété et du classique. Ce sont des morceaux qui mettent en avant la grande qualité de leur voix. Je suis très heureux d’avoir partagé ce projet avec eux.

Comment les avez-vous convaincus ?

Ils me connaissaient déjà grâce à mon projet avec les chœurs de l’Armée rouge. Les prêtres orthodoxes sont russes. Ils ont entre 25 et 30 ans, et vivent en France depuis plusieurs années. Ils connaissent donc parfaitement notre culture. Et puis, heureusement, ils m’appréciaient. (Rires) La seule chose qu’ils m’ont demandée était de reprendre un classique du répertoire orthodoxe et de chanter en slave. On l’a fait, et cette chanson est ma préférée du disque. Je m’envole quand je l’écoute.

La phase de création, en studio, a-t-elle été parfois difficile ?

Oui, on a vraiment galéré ! On était très en retard dans la livraison de l’album à la maison de disques. Six voix à traiter et à assembler, ce n’est pas si facile à faire. Les prêtes orthodoxes ne sont pas juste venus faire mes chœurs. Nous sommes six solistes et nous devons tous exister de la même façon. On a effectué un travail de titan, on a passé des heures en studio. Le résultat en vaut vraiment le détour. J’espère que le public sera au rendez-vous.

Êtes-vous croyant ?

C’est compliqué… Je m’adresse au ciel, mais je ne sais pas mettre la main sur la personne à qui je m’adresse. Je ne sais pas si c’est un Dieu ou une entité. Quoi qu’il en soit, je crois et je prie régulièrement.

Vous publiez un nouvel album presque tous les ans. Pourquoi ce rythme ?

Chanter, c’est viscéral pour moi. J’ai une chance inouïe de faire le métier dont j’ai toujours rêvé. Mon parcours n’a pas toujours été rose. Je surfe actuellement sur une vague de positivité, et j’en profite. Et puis, s’il n’y avait pas de demande, ma maison de disques ne m’autoriserait pas à le faire. J’ai la chance d’avoir un public très fidèle. J’ai tellement de projets en tête. Il y en a d’ailleurs trois que je n’ai pas encore eu l’occasion de concrétiser. Peut-être l’année prochaine ! (Rires)

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