Abonnez-vous à -50%

6 mois après l’effondrement d’une maison en bord de falaise, les voisins sont terrifiés: «Je ne pense pas que ma maison sera encore là d’ici Noël»

6 mois après l’effondrement d’une maison en bord de falaise, les voisins sont terrifiés: «Je ne pense pas que ma maison sera encore là d’ici Noël»
Capture vidéo the Sun

Emma Tullett, mère de cinq enfants, a vu son bungalow s’effondrer en mai à cause d’un glissement de terrain. Les images, que le Sun publie, sont impressionnantes.

Mais les chefs du conseil municipal ont interrompu les travaux avec un avis d’arrêt temporaire le mois dernier, juste au moment où ils ont fini d’enlever tous les décombres et où ils devaient commencer à combler le vide. Des pluies torrentielles ont provoqué des glissements de terrain quotidiens, rapprochant leurs maisons du bord de la falaise sur l’île de Sheppey. Dimanche, le jardin d’un habitant s’est effondré à cause des pluies violentes. Désormais, la fenêtre de son salon donne sur un trou béant d’une vingtaine de mètres.

Les voisins d’Emma, Ed Cane, 67 ans, et Julian Green, 62 ans, craignent que ce ne soit qu’une question de semaines avant que leurs bungalows ne se retrouvent au pied de la falaise, car ils continuent de voir leurs jardins, qui font face à la falaise, rétrécir de jour en jour.

Il a tenté d’utiliser de l’argile pour empêcher toute autre chute, il affirme que l’Agence pour l’environnement s’est rendue sur place ce 19 novembre avec deux policiers pour lui demander d’arrêter. « Ils ne feront rien pour nous aider et nous empêchent de sauver nos propres moyens de subsistance. Je ne sais pas combien de temps encore je vais rester ici. Si cette quantité de terre peut tomber d’un seul coup, ma maison pourrait tomber à tout moment. J’ai vraiment peur de ce qui pourrait arriver. Nous vivons dans la peur. Ça vous épuise car vous êtes constamment sur les nerfs. Ce temps terrible n’aide pas et c’est pourquoi nous voulions combler le trou avant l’hiver. Il y a 49 maisons ici, il y en avait 50 avant, et ils semblent heureux de les laisser tomber de la falaise une par une malgré la pénurie actuelle de logements. »

Glissements de terrains quotidiens

Un autre voisin d’Emma est mortifié : « Je ne pense pas que ma maison sera encore là d’ici Noël. Je vis ici avec ma femme, mon fils, sa compagne et leurs deux enfants. Nous craignons pour notre sécurité tout le temps. Nous ne dormons pas. Si nous ne faisons pas quelque chose rapidement, ma maison pourrait disparaître et celle d’Ed aussi. En décembre ou janvier, je pense qu’une autre maison sera en bas. On nous a complètement oubliés et tant qu’une deuxième maison ne sera pas partie, personne n’écoutera. »

Malcolm Newell, 71 ans, habitant aussi les lieux, s’exprime : « Nous devons vraiment être autorisés à poursuivre les travaux car ce n’est qu’une question de temps avant que nous ne perdions une plus grande partie de notre communauté. »

Du côté communal, un porte-parole a déclaré : « Nous sommes préoccupés par l’effet écologique que le déversement de terre aura sur le site environnant d’intérêt scientifique particulier et par les autres dommages potentiels qui pourraient survenir. L’avis d’arrêt temporaire exige des résidents qu’ils arrêtent toute activité pendant 28 jours, le temps que nous nous mettions en rapport avec les autres agences concernées, notamment le conseil du comté du Kent, l’Agence pour l’environnement et Natural England. »

Notre sélection vidéo