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Procès de l’affaire Mawda à Mons: «C’est devenu le procès du policier, de l’État belge», explique l’avocat de l’agent de police montois

« Si le chauffeur de la camionnette s'était arrêté, Mawda ne serait pas morte », dit l’avocat.
« Si le chauffeur de la camionnette s'était arrêté, Mawda ne serait pas morte », dit l’avocat. - D.R.

Plusieurs véhicules de police ont pris en chasse sur l’autoroute E42, en direction de la France, une camionnette chargée de migrants. Cela remonte au 17 mai 2018. Mawda, la petite fille kurde âgée de deux ans, est morte sur le coup après avoir été touchée par la balle d’un policier.

Ce dernier était le passager du véhicule de police venant de Mons. Me Laurent Kennes, son avocat, rappelle la version des faits du policier: « Mon client va se retrouver avec la camionnette à sa droite. Le conducteur du véhicule de police, son collègue, va lui dire de sortir son arme (ce qu’il fait). » Le chauffeur de la camionnette refuse pourtant de s’arrêter. « Mon client se dit alors qu’il va tirer en direction des pneus », explique Me Laurent Kennes. « On apprend à la police à quel endroit il faut tirer dans un pneu… »

Pour son avocat, même si le chauffeur de la camionnette et le passeur seront jugés aussi, c’est devenu le procès du policier.

Ce qu’il reproche au « Comité Mawda Justice et Vérité » qui soutient la famille de la petite, c’est d’en avoir fait «un débat politique».

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