Michael Pachen lance une chaîne Youtube: «Mon accident m’a été bénéfique, je veux juste m’éclater» (vidéos)

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Michael Pachen lance une chaîne Youtube: «Mon accident m’a été bénéfique, je veux juste m’éclater» (vidéos)

Tout d’abord Michael, comment allez-vous ? En octobre, vous repreniez l’antenne après quatre mois de convalescence. Comment ça s’est passé ?

Le premier jour où j’ai repris l’antenne de VivaCité, j’étais super excité, je ne savais pas ce que j’allais dire. Je ne voulais pas en faire trois tonnes là-dessus (sa convalescence, NdlR) non plus.

Vous avez été longuement hospitalisé suite à une bactérie et votre pronostic était engagé à un moment. Vous êtes revenu en pleine forme ?

Oui, j’aurais pu faire l’émission « Quoi de neuf ? » de chez moi mais je voulais retrouver les studios. Et honnêtement, ils ont été super à la RTBF, ils ont bien fait les choses parce qu’ils ont attendu que je sois vraiment en forme pour y retourner. Je suis guéri aujourd’hui, il faut juste que je continue les soins infirmiers à domicile pendant quelques semaines encore.

Vous nous aviez dit il y a deux mois que vous alliez lever le pied… Et là vous lancez votre chaîne sur Youtube !

Il y a deux façons de lever le pied : soit tu ne fais plus grand-chose et tu te reposes. Soit tu ne fais que des trucs qui t’amusent ! Et ça te vide la tête. (sourire)

Et c’est donc la 2e option que vous avez choisie… Elle vous vient d’où cette idée de chaîne Youtube ?

J’ai envie de faire plein d’autres trucs. Ce qui m’est arrivé cet été m'a fait comprendre que je dois m’éclater. Je suis sur les réseaux, sur Tiktok aussi. Je commence à découvrir ces trucs-là. Mais Youtube, je m’y intéresse à depuis longtemps. Pour moi, c’est la radio libre que j’ai découverte il y a quelques années ! Tu découvres des tas de mecs qui font avec les moyens du bord ce que nous, en radio, on faisait avant. J’ai donc investi dans un peu de matos, j’ai envie de faire de l’image. Je fais tout tout seul. J’y passe mes soirées, je m’éclate !

Ce sont vos ennuis de santé qui ont précipité le fait que vous vous soyez lancé ?

Ça faisait longtemps que j’y pensais mais avant mon accident, avec le volume de boulot que j’avais, c’était très compliqué. Quand j’ai quitté RTL il y a plus d’un an, j’avais plein de projets en tête et celui-là en faisait partie. Mais d’autres choses sont venues s’ajouter et je n’avais pas le temps matériellement. Là, je continue sur Viva à fond, j’ai levé le pied sur la production radio en France par contre, donc je me dégage du temps.

Et votre ambition avec cette chaîne ?

Je n’ai pas l’ambition d’avoir des millions de viewers ! Et je n’envisage pas de gagner des sous avec ça, j’en perds d’ailleurs ! (rires) Mais tant mieux si ça décolle. C’est surtout le média de demain… Et tout, Youtube et la radio, c’est complémentaire. La radio ne disparaîtra jamais. Dans ta bagnole, tu ne regardes pas Youtube ! Idem pour la télé, quand tu veux voir un match de foot ou un rendez-vous important. Je crois qu’il y a moyen de faire cohabiter toutes ces plateformes et les médias traditionnels.

Dans vos deux premières vidéos, vous répondez aux questions du public et vous parlez de… zigounette.

C’est un jeu de cartes, la zigounette. On a fait une vidéo ensemble avec le créateur. C’est un ton décalé et, en même temps, je peux répondre en direct aux gens… Je vais faire l’interview de Téo Lavabo puis de Laura Laune. J’ai envie de faire des trucs décalés, dans un esprit libre des années 80.

La caméra, ça vous titillait ?

Non pas du tout, ce n’est pas l’image qui m’intéresse, sinon je me battrais pour avoir des trucs en télé. C’est l’envie de faire des trucs autrement, de créer d’autres formats, que tu ne peux pas appliquer sur des médias mainstream. Je vais aussi m’intéresser à Twitch où on peut faire une forme de libre antenne.

La libre antenne en radio est-elle morte ?

Ça correspond à une époque. J’écoutais celle de Fun Radio, ça existe encore aujourd’hui quand tu écoutes les radios musicales, mais ce n’est plus vraiment de la libre antenne comme avant comme, les contenus sont plus travaillés aujourd’hui. Et les gens qui veulent s’exprimer n’ont plus vraiment besoin de la radio, il y a les réseaux sociaux. Ça nous a poussé, sur les médias traditionnels, à travailler plus.

Vous avez un objectif tout de même avec votre chaîne, si ce n’est pas en termes d’abonnés ?

Je sais bien que ce n’est pas parce que je m’appelle Michael Pachen que je vais avoir des viewers sur Twitch ! Avec la saloperie que j’ai vécue, je veux juste m’éclater. J’ai une chance de ouf, j’ai la radio (« Quoi de neuf ? » et « Les enfants de chœur » sur Vivacité) et j’ai maintenant le digital. J’ai une chance de dingue, ma boîte fonctionne, tout va bien, ma santé m’améliore. C’est une chance, cet accident qui m’est arrivé en juin, je vois les choses différemment désormais. Ça m’a donné coup de pied au cul, si je puis dire (sourire) ! Je monte mes vidéos, j’ai le temps, je ne suis pas pressé. J’ai ce luxe…

Serge Jonckers, Michael Pachen, Julie Taton, Olivier Arnould…: écoutez tous nos podcasts «radios»

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