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La lire turque toujours pas tirée d’affaire

AFP
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Ces réserves étaient tombées vers des niveaux extrêmement bas à la fin de l’été dans un contexte de crise économique accentuée par le conflit avec Chypre qui a assombri les relations avec l’Union Européenne, avec pour conséquence une réduction de l’aide économique en provenance de Bruxelles.

Durant les derniers jours, plusieurs bonnes nouvelles ont toutefois permis de stopper l’hémorragie, avec notamment les annonces d’une bonne efficacité pour plusieurs des vaccins en développement, notamment ceux développés par Pfizer / BioNTech, par Moderna et par AstraZeneca / Oxford. « Cette accalmie a permis à la devise turque de récupérer environ 7% de sa valeur par rapport à l’euro », souligne Robin Maynadie (Trader chez Ebury).

Un autre facteur fut l’annonce d’une hausse du taux directeur vers 15% de la part du nouveau gouverneur de la banque centrale turque, une décision qui était relativement anticipée par le marché mais qui a néanmoins permis à la devise turque de consolider ses gains face à l’euro. Pour autant, Robin Maynadie (Ebury) estime que ce rebond risque d’être temporaire. « Il faudra certainement plus qu'une simple hausse des taux d'intérêts pour réussir à contrôler l'inflation et à relancer l'économie. Et tant que les chiffres sur les nouvelles infections au coronavirus resteront élevés, la Turquie aura du mal à réellement inverser la tendance ».

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