Abonnez-vous pour 1€

Marina Kaye: «J’ai été peinée de voir qu’on me percevait comme glaciale»

« Je suis une grande  mélancolique et une nostalgique. »
« Je suis une grande mélancolique et une nostalgique. »

À l’écoute de votre album, on a le sentiment de vous retrouver à vos débuts. Comment l’expliquez-vous ?

C’est très vrai. Pour ce nouveau disque, je me suis investie de la même façon que sur le premier. Cet album est né après avoir quitté mon ancien label et avant d’en avoir retrouvé un autre. J’avais donc une grande liberté de temps. La dynamique était complètement différente. « Twisted » est rempli d’émotions et évoque des passages à vide que nous traversons, nos peurs de l’amour ainsi que de la violence.

Vous publiez votre album en pleine crise sanitaire. Plutôt risqué, non ?

C’est compliqué pour tout le monde, mais on essaie de faire au mieux. Je ne pouvais pas continuer à repousser éternellement la sortie de mon album. On se console en se disant qu’il reste les plateformes de streaming et les ventes sur Internet. Et puis, je n’entre jamais en studio avec l’idée de faire un tube. Le nombre de ventes n’est pas un gage de qualité. Mon principal objectif est de me surpasser.

On vous surnomme « la dark queen de la pop ». Pourquoi ce côté sombre vous correspond-il si bien ?

C’est l’énergie que je dégage. Au fil du temps, j’ai fini par l’accepter. Cette image ne me dérange absolument pas. Je suis une grande mélancolique et nostalgique. C’est une histoire de tempérament. J’ai toujours été quelqu’un d’honnête, transparent et intègre. Je ne peux donc pas mentir à travers ma musique et m’inventer une identité. J’ai d’ailleurs tenté de le traduire à travers les visuels de mon nouvel album. J’avais envie d’aller dans l’incroyable et le sensationnel. Pour moi, il n’y a pas de rêve sans prise de risque.

Dès le début de votre carrière, on vous a reproché ce contraste entre votre âge et votre maturité. Comment l’avez-vous vécu ?

Ce n’était pas facile. J’étais un bébé qu’on a propulsé sur le devant de la scène. J’avais développé une carapace et j’essayais de gérer tout ce qu’il se passait autour de moi. Mon premier album a été un succès, mais c’était parfois difficile à vivre. J’ai essayé de me protéger au maximum, et cela a été perçu comme de la froideur. Je suis une personne hypersensible. Je n’aime pas me faire remarquer. J’ai été peinée de voir qu’on me percevait comme quelqu’un de glacial. Il ne faut pas se fier à ce qu’on dit sur moi. Les gens sont souvent choqués de voir à quel point je suis une fille normale et plutôt cool.

Notre sélection vidéo