Gil Alma: «Le personnage de César Wagner est un vrai cadeau»

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© - Thierry Valletoux

César, c’est un nom difficile à porter, Wagner, ce n’est pas mal non plus… Partant de là, vous vous êtes dit : « Ce rôle est pour moi » ?

Oh la la, je n’ai pas du tout cette prétention. C’est France TV qui a trouvé ce prénom et ce nom, ça se retient bien. Je ne suis pas un grand compositeur. Je ne suis peut-être pas non plus un grand interprète. Je fais ce que je peux. En tout cas, je suis très heureux d’avoir un beau rôle comme celui-là.

Ce César Wagner entre dans la série des policiers atypiques, entre Columbo et le commissaire Lavardin. Il déroute…

Ce n’est pas un superhéros. Columbo, c’est une belle comparaison, même si je ne crois pas être à sa hauteur. Mais c’est bien d’avoir un personnage sensible avec une grosse faille, qui est cette hypocondrie et cette incapacité, de ce fait, à avoir une vie personnelle. Ce personnage, c’est un vrai cadeau auquel je ne m’attendais pas.

Il s’inscrit après un autre qui a marqué, celui d’Alain dans « Nos chers voisins »…

Où je jouais un type complètement inverse, extraverti, trop sûr de lui, un peu beauf, un peu misogyne. Passer de l’un à l’autre, c’est top pour un comédien.

Ne craignez-vous pas que cet homme qui a des médicaments plein ses tiroirs finisse par déteindre sur vous ?

J’ai plein de défauts, mais je n’ai pas celui-là encore. Mais il faut que je fasse gaffe. A la fin du tournage du troisième épisode, je m’étais mis en tête que j’avais une infection. On recevait des tests PCR Covid et j’en avais profité pour faire une prise de sang. Depuis, ça m’est passé, mais peut-être que lorsque je vais retrouver ce tournage, ça va me le refaire.

Le squash, êtes-vous un adepte ou était-ce une découverte ?

J’ai dû en faire une fois et demie quand j’étais jeune. C’est chaud ! Ça va très vite, on transpire dur, pour les articulations, je ne pense pas que ce soit super. Mais ça m’a ça fait plaisir de tourner des scènes comme ça. On fait du sport en même temps qu’on travaille.

Est-ce votre personnage dans « Nos chers voisins » qui vous a donné l’envie de vous lancer dans le one man show ?

Ah non ! A 19 ans, je me suis inscrit au cours de théâtre parce que je faisais rire mes copains. J’avais une fibre de clown. On m’a fait jouer les Don Juan, mais je m’éclatais plus à faire les Sganarelle, les valets de comédie.

Etre seul en scène c’est ce qu’il y a de plus excitant ?

Il y a un an, je vous aurais dit oui, mais là, je suis en train de monter un duo, « Gil et Ben (ré)unis ». On a fait 4 représentations avant que le Covid reparte et j’ai été tellement heureux d’être avec un pote sur scène…

Vos deux garçons sont vos premiers spectateurs ?

Je prends mon rôle de papa à cœur. Quand on a deux garçons, il faut savoir les recadrer. Mais à côté de ça, bien sûr, je rigole avec eux, je leur fais des câlins. Je crois être un papa sympa. Après, il faudrait leur poser la question !

César Wagner ** 20 h 30 La Une

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