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Un an de coronavirus: maison de repos, manque d’anticipation, communication… Les échecs de la Belgique pointés du doigt par les experts

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Maisons de repos. Le point noir de cette crise est assurément le « drame des maisons de repos » pour quasiment tous les experts. « On y a laissé entrer le virus, on n’a pas offert le matériel de protection adéquat et la capacité de test adéquate. Cela a entraîné la note que nous y payons en termes de victimes », expliquait le médecin intensiviste Philippe Devos.

« Ces établissements ont été négligés. On n’a pas su les soutenir faute de moyens. La problématique des homes, on la connaît : le personnel n’était pas formé, pas protégé et pas préparé. Le virus a fait ce qu’on attendait, c’est-à-dire une forte mortalité dans une population fragilisée », s’attristait en août Jean-Luc gala, infectiologue et chef de clinique aux Cliniques universitaires Saint-Luc.

« Il y a eu une erreur qui a été faite par rapport au personnel des maisons de repos. Il aurait dû être testé de manière systématique et avoir le matériel adéquat. L’idée est qu’on aurait dû faire plus pour éviter la catastrophe qu’on a connue », conclut Catherine Linard, géographe de la santé à l’UNamur.

Le manque d’anticipation. « Sur certains aspects logistiques, il y a eu un manque d’anticipation notamment au niveau du matériel médical et du matériel de protection. Il est certain qu’il a eu, durant cette crise un problème élémentaire d’approvisionnement », affirmait cet été Simon Dellicour, épidémiologiste (ULB). (…)

Voici quelles sont les autres erreurs pointées du doigt par les experts.

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