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«Le Covid? Je lui ai mis des petites ventouses et l’ai colorié en rose»

«Le Covid? Je lui ai mis des petites ventouses et l’ai colorié en rose»

Inutile de vous présenter Olivier Pirnay. « Oli » nous ravit (presque) tous les jours de la semaine avec ses caricatures. Son année, il l’avoue, a été chamboulée par ce fichu Covid. « Deux tiers des pages de mon livre « Masquarade », sorti le 8 octobre, lui sont consacrées », confesse-t-il depuis son bureau situé au rez-de-chaussée de sa maison à Moulin du Ruy, près de Francorchamps. «La première fois que j’ai dessiné le Covid, c’était au mois de février, quand on a commencé à en parler chez nous. Je l’ai d’abord imaginé avec de petites pointes avant d’en avoir une représentation plus réaliste. Je lui ai mis des petites ventouses et l’ai colorié en rose ». Sa vie de caricaturiste n’a pas vraiment changé. « Car j’ai toujours travaillé de chez moi mais, contrairement à mon habitude, il y a eu plus de monde à la maison. Ma femme et mes deux petites filles ont parfois été confinées. J’ai dû me concentrer un peu plus que d’habitude pour trouver l’inspiration. Mais je ne me plains pas, elles sont très calmes ».

Au niveau du travail, ça a été un peu plus difficile lors du premier confinement, avoue-t-il. « Car tout ce que j’avais en dehors de la presse a été arrêté. Là, maintenant, je travaille normalement. Par rapport à d’autres métiers, j’ai de la chance ».

Le Covid n’a pas trop entaché son imagination. « Ce virus touchait tout le monde : la politique, les sports, les gens… j’ai donc pu le mélanger, même dans les actualités régionales ». Cette année, il a pu dessiner de nouveaux personnages. « Je pense surtout à Sophie Wilmès qui est venue de nulle part et qui a dû gérer la crise. Je l’ai découverte en vraie femme d’État. Puis, il y a la princesse Élisabeth. J’aimais l’idée de l’imaginer faisant ses classes à l’armée, avec un petit côté frondeur, plus vive que son papa ». Puis, il y a aussi eu Delphine. « Et la saga comique avec Albert ». Le plus chouette à caricaturer ? « Georges-Louis Bouchez avec ses cheveux et son côté énergique ». Le plus dur ? « Alexander De Croo que je commence à apprivoiser. Il est très lisse et n’a pas de défaut. La preuve, ma maman le trouve beau ! »

« Masquarade » aux éditions Renaissance du Livre, 18 €