«La Chronique des Bridgerton»: un «Gossip Girl» au pays de «Downton Abbey»

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«La Chronique des Bridgerton»: un «Gossip Girl» au pays de «Downton Abbey»
Netflix

Ce petit bijou signé Netflix nous transporte en 1813, en pleine Régence britannique, période faste pour l’aristocratie londonienne. On y suit les tumultueuses aventures de trois familles bourgeoises, les Bridgerton, Featherington et Basset, dont les faits et gestes sont dictés et rapportés par l’énigmatique lady Whistledown, rédactrice de chroniques mordantes sur les ragots qui animent la haute société. De quoi affoler ce microcosme bien fermé, dont les pires scandales familiaux et secrets amoureux sont dévoilés au grand jour. Mais si le pseudonyme de la chroniqueuse est connu de tous, personne ne sait en revanche qui se cache derrière sa fausse identité.

Cette intrigue n’est pas sans rappeler celle d’une série télévisée des années 2000 : « Gossip Girl ». Mais ici, pas de téléphone portable, de blogs ou de réseaux sociaux… Juste un bout de papier qui, à lui seul, peut tout faire basculer. Preuve que la culture des potins et des bruits de couloir ne date pas d’hier. « La chronique des Bridgerton » prend également des airs de « Desperate Housewives » quand se réunissent les matriarches des différents foyers. Mais la référence incontournable en termes d’ambiance et d’esthétique est sans conteste « Downton Abbey ». Bien qu’on se situe ici près de cent ans avant l’histoire des Crawley, on ne peut s’empêcher de rapprocher les deux fictions pour leurs côtés mondain et so British.

Notons que « La chronique des Bridgerton » puise son originalité dans la modernité, traitant de sujets quelque peu désuets en les abordant de façon contemporaine. Cette approche novatrice se ressent tout d’abord au niveau du casting hyper-inclusif, peuplé de comédiens de toutes origines. On retrouve ainsi Regé-Jean Page, d’origine zimbabwéenne, dans la peau du duc de Hastings, ou Golda Rosheuvel, actrice afro-britannique, sous les traits de la reine Charlotte. Autre point intéressant : la bande originale de la série, composée de tubes actuels comme « Girl like you », de Maroon 5, ou « Thank you next », d’Ariana Grande, réorchestrés de façon classique. Quand le moderne côtoie l’ancien : voilà qui résume bien la philosophie de cette épatante « chronique ».

Une saison 2 déjà en route

Ce feuilleton, qui s’étend sur huit épisodes produits par Shonda Rhimes (« Grey’s Anatomy », « Scandal », « Murder »), devrait se poursuivre prochainement. Une décision qui paraît évidente, quand on sait que la saga littéraire éponyme de Julia Quinn, qui a inspiré la série, se compose de huit tomes. D’après Production Weekly, le tournage débutera au mois de mars… si la situation sanitaire le permet.

Avec la voix de Julie Andrews

Si vous regardez la série en version originale, vous reconnaîtrez peut-être la voix de la narratrice qui incarne la fameuse lady Whistledown, qui n’est autre que celle de Julie Andrews ! N’intervenant qu’en voix off, l’interprète de Mary Poppins n’apparaît jamais à l’écran. Mais qui sait, peut-être qu’un jour, nous connaîtrons la véritable identité de la mystérieuse lady, qui pourrait bel et bien être l’actrice de 85 ans ? Pour l’effet de surprise, on préférerait tout de même qu’il s’agisse d’un personnage déjà vu à l’écran.

« La Chronique des Bridgerton » – Dès le 25 décembre sur Netflix

Photos : Netflix

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