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Coronavirus: le gouvernement bruxellois attend un soutien complémentaire pour l’économie bruxelloise

Coronavirus: le gouvernement bruxellois attend un soutien complémentaire pour l’économie bruxelloise

Le gouvernement bruxellois s’est réuni mardi pour examiner le résultat des négociations intra-belges pour la répartition des fonds européen FRR (Facilité pour la relance et la résilience).

Des voix se sont élevées, dans plusieurs partis, pour protester contre la faible part de moyens réservés sur le papier à la Région bruxelloise, y compris au sein de DéFI et d’Ecolo, partenaires de la majorité bruxelloise.

«Le gouvernement bruxellois a participé aux négociations avec le souhait d’aboutir à un accord intra-belge qui permette l’élaboration d’un plan de relance à l’échelle du pays, avec des projets nationaux, ou des projets régionaux qui puissent se renforcer, afin de créer des effets de levier les plus importants possibles.

Il prend note de ce que les Communautés, la Flandre et la Fédération Wallonie-Bruxelles investiront également sur le territoire bruxellois (un quart des 495 millions d’euros dédiés à la FWB seront investis sur le territoire bruxellois), ainsi que l’État fédéral», a indiqué l’exécutif bruxellois, mardi après-midi, au terme de sa réunion.

«Par loyauté fédérale, le gouvernement bruxellois marquera son accord lors du comité de concertation sur la proposition de répartition et souhaite la poursuite de la construction du plan de relance belge, présenté à l’Europe en avril prochain, avec des projets concrets au profit des Bruxelloises et Bruxellois, de la population belge et de l’Union européenne dans son ensemble», a-t-il ajouté.

Le gouvernement bruxellois a cependant précisé qu’il attendait «de la poursuite des travaux un soutien complémentaire fort pour relancer l’économie de la capitale du pays».

Le cdH s’interroge sur une négociation à l’issue défavorable à Bruxelles

«Alors que Bruxelles représente 20% du PIB belge, qu’elle constitue le premier bassin d’emploi en Belgique et qu’elle fait face à des enjeux majeurs en termes économiques, climatiques, de mobilité ou de logement, la Région obtiendra 395 millions sur les 6 milliards d’euros d’enveloppe européenne alloués à la Belgique», observe le centre démocrate humaniste.

Le cdH bruxellois demande une «totale transparence» sur les projets présentés et censés être à la base de la répartition puisqu’il semble que les montants demandés initialement ne correspondent pas aux décisions finales.

«Bruxelles est clairement désavantagée et la cacophonie qui émane, encore une fois, des réactions des différents partis de la majorité est un signal à nouveau inquiétant. Il y a de quoi s’interroger sur les critères de répartition et les relations entre les différentes entités qui témoignent d’une absence ’d’affectio societatis’ à l’égard de la capitale. Le plan de relance concerne d’abord les citoyens et l’amélioration de leur qualité de vie au quotidien dans une crise sans précédent. Une transparence totale sur les processus de négociation et les décisions adoptées doit être de mise», a ajouté Céline Fremault, cheffe de file du cdH au parlement bruxellois.

Face aux réactions de formations politiques bruxelloises et membres de la Vivaldi s’inquiétant de cet accord de répartition, le cdH a tenu à rappeler que «les partis d’une majorité sont solidaires des décisions prises et qu’ils doivent assumer les engagements pris de façon globale».

Pour Céline Fremault, force est de constater que «chacun tire la couverture à soi quand ça l’arrange ou tire sur l’autre quand ça ne l’arrange plus. Au final, ni les libéraux, ni Ecolo, ni le PS, qui sont dans la majorité fédérale, ne semblent avoir défendu Bruxelles comme il se doit. Les regrets sont amers et nous espérons que le fédéral et la Fédération Wallonie-Bruxelles compenseront en soutenant des projets d’investissement forts sur le territoire bruxellois car la Belgique a besoin de Bruxelles», a-t-elle conclu.

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