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Bannir Trump de Twitter: une «bonne décision mais aussi un échec», selon le fondateur du réseau

Isopix
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« C’est un «échec de notre part à promouvoir une conversation saine», a-t-il tweeté, dans une série de messages où il revient sur la décision du réseau social de bannir indéfiniment le président sortant des Etats-Unis pour avoir encouragé les violences du Capitole.

Ce genre de mesures «nous divise. Elles limitent les possibilités d’expliquer, de se racheter, d’apprendre», a-t-il continué. «Et cela établit un précédent qui me semble dangereux: le pouvoir qu’un individu ou une entreprise a sur une partie de la conversation publique mondiale.»

Twitter était le principal outil de communication du milliardaire républicain, qui s’en servait au quotidien pour s’adresser directement à ses 88 millions d’abonnés. Il a aussi été suspendu de Facebook, Snapchat, Twitch, et, depuis mardi, de YouTube pour une semaine.

Un pouvoir trop grand ?

Mais la décision du réseau des gazouillis est de loin la plus emblématique. L’ostracisation du chef d’Etat a été saluée par de nombreux élus, mais elle a aussi suscité des critiques d’associations et de dirigeants comme la chancelière Angela Merkel, inquiets du pouvoir des entreprises technologiques.

Jack Dorsey souligne que l’équilibre du pouvoir était respecté tant que «les gens pouvaient simplement aller sur un autre service, si nos règles et notre application des règles ne leur convenaient pas». Mais «ce concept a été remis en cause la semaine dernière quand un certain nombre de fournisseurs essentiels d’outils sur internet ont aussi décidé de ne pas héberger ce qu’ils trouvaient dangereux», reconnaît-il.

«Je ne crois pas que c’était coordonné. Plus probablement: les sociétés sont arrivées à leurs propres conclusions ou ont été encouragées par les actions des autres.»

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