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Standard: Selim Amallah, entre renouveau et fraîcheur

Standard: Selim Amallah, entre renouveau et fraîcheur
Photo News

« Ce n’est pas à moi d’apprendre à mes joueurs à dribbler. Mais je peux me concentrer sur la mise en place de situations dans lesquelles ils pourront vivre des 1 contre 1. Je peux arranger cela. » Pep Guardiola l’a dit, de nombreux coaches l’adaptent. Mbaye Leye en fait partie, avec son désir d’engranger les succès via un foot aussi intéressant qu’offensif. Se projeter, pousser l’adversaire à la faute en le pressant très haut. Une philosophie qui permet à Selim Amallah de revivre.

Auteur d’un doublé contre Waasland-Beveren, le médian, en qualité de numéro 10, a régalé. Ses dribbles, ses déhanchés et ses caresses ont rendu le sourire aux supporters derrière leurs écrans. Le genre de gars pour qui on se lève dans les gradins ou qui mérite un arrêt sur image à la maison.

« Nouvelle année, un renouveau. » Le meilleur buteur des Rouches a clairement annoncé la couleur au retour des entraînements. Pas question de cracher dans la soupe offerte par Philippe Montanier, c’est juste que celle du nouveau mentor a plus de goût. Tout simplement parce qu’elle exploite mieux les qualités de l’ancien sociétaire de Mouscron. Fini de s’enfermer dans des tâches défensives, certes nécessaires par moments, mais terriblement éreintantes pour ceux qui n’ont pas l’habitude de les enchaîner. Selim Amallah, c’est comme Mehdi Carcela, il faut le dompter, le comprendre et surtout… le libérer. Donner une latitude de mouvements, pour créer le danger, l’étincelle qui permettra à tout un groupe de briller. Jackson Muleka aime les balles en profondeur, Maxime Lestienne ne vit que pour elles. En le délestant de déplacements ingrats, Mbaye Leye permet à Selim de voir clair et donc, de distiller des caviars pour ceux qui en ont besoin. C’est un équilibre à trouver, il faudra du temps pour qu’il soit atteint mais c’est l’option qui permettra au créatif de faire parler la poudre. En confiance, il plante des roses comme un jardinier au printemps. Celles contre Waasland-Beveren en témoignent.

Autre point positif, le sourire sur son faciès. Une preuve d’une fraîcheur retrouvée, tant moralement que physiquement. Tracassé par de petites blessures en début de saison, il peut désormais se concentrer sur son jeu, entre prises de risques et infiltrations. « Elles font partie de mon jeu, normal que je les utilise. » Et normal qu’il en abuse, pour porter un maximum d’éléments dans la surface adverse. Pousser l’adversaire à la faute, le forcer à se retrouver seul face à son opposant. Tiens, Pep Guardiola avait raison. C’est possible à mettre en place. Le reste, c’est de la technique, apprise naturellement ou dans les Agora du quartier.

Pour retrouver une place en rapport avec son statut, le Standard doit offrir les clefs de son jeu à ceux qui peuvent faire sauter n’importe quel verrou.

Selim peut devenir une sorte de passe-partout, il faut juste le mettre dans de bonnes conditions. « Là, où j’ai été formé. En nº10 ». Tout est dit…

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