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Christian Theus, délégué du Standard pendant 24 ans, partage ses meilleurs souvenirs: «En vous le racontant, j’en ai encore des frissons…»

Christian Theus, délégué du Standard pendant 24 ans, partage ses meilleurs souvenirs: «En vous le racontant, j’en ai encore des frissons…»

1002 matches officiels ! Christian Theus a été actif au Standard durant 1002 matches, 894 en Belgique, 108 sur la scène internationale.

Ceux-ci sont répartis sur 24 saisons. Avec la fin de 2020, celui qui était devenu l’inamovible délégué de l’équipe première a tiré sa révérence. Pourquoi ? « Simplement parce que j’estime avoir fait mon temps. »

Durant ces 24 années en Rouche, Christian a également vécu la grande douleur de perdre son papa. À un moment très particulier. « Nous étions en déplacement à Gand. Pour la dernière rencontre de championnat. Un match décisif. Pour forcer Anderlecht au test-match, nous devions impérativement réaliser le même résultat que les Mauves qui se rendaient à Genk. En arrivant à Gentbrugge, à 18 heures 30, je suis prévenu que mon père vient de décéder. Vous imaginez mon désarroi… Tout en demandant la plus grande confidentialité vu le contexte, j’en avise Laszlo Bölöni, qui me répond immédiatement, qu’il comprendra si je décide de partir. Mon père a été un grand sportif toute sa vie.

Je me suis dit qu’il n’aurait pas souhaité que je quitte le navire. Je suis donc resté. Axel Witsel a marqué sur penalty et l’on s’achemine vers ce score de 0-1, tandis qu’Anderlecht s’impose à Genk. Puis à la dernière minute, Gand obtient aussi un penalty. La catastrophe. Bryan Ruiz se charge du botté. Un miracle se produit. Bolat dévie le ballon. Laszlo Bölöni s’est tourné vers moi, m’a serré dans ses bras et m’a dit : « C’est papa qui vient d’arrêter le penalty ». En vous le racontant, j’en ai encore des frissons. Dans le vestiaire, au lieu de célébrer le succès, il y eut une incroyable minute de silence. Au terme de celle-ci, Dieumerci Mbokani m’a présenté ses condoléances et m’a glissé dans le creux de l’oreille : « À Anderlecht, je vais marquer un but pour toi et pour ton papa ». Il a tenu parole. Après avoir trompé Schollen, pour égaliser, il a pointé son index vers le ciel, puis dans ma direction. Inoubliable… »

>> Découvrez l’intégralité de cette plongée dans les souvenirs de Christian Theus.

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