David Antoine: «Mon objectif forme? Faire le grand écart»

Son équipe du «16-20», il la considère comme des amis.
Son équipe du «16-20», il la considère comme des amis.

David, il y a quelques semaines, vous annonciez avoir été touché une seconde fois par le Covid, comment allez-vous ?

Bien, merci. J’ai eu la chance de pouvoir travailler de chez moi. On est venu déposer devant chez moi le matériel dont j’avais besoin. Depuis mars, je n’ai pas perdu un jour : j’ai fait de la « radio télétravail ».

Parlons forme…

J’avoue que j’ai la chance de pouvoir dormir et m’endormir quand je veux, ça me maintient en forme même si j’ai des cernes de « Pandi-Panda ». Ma copine me demande souvent comment j’ai fait pour en arriver là.

Vous mangez sainement ?

Même si j’ai souvent tendance à montrer de la malbouffe sur les réseaux sociaux, je mange pas mal de fruits mais j’ai une addiction : je bois trop de café. Je mange très peu de sucreries et il n’y a jamais de chips chez moi. J’essaye donc de manger équilibré. Je suis abonné à des box de repas et je dois dire que ça fonctionne pas mal. Je ne vais évidemment pas partager que de la malbouffe sur les réseaux sociaux mais je vois que les gens sont réactifs quand je parle d’une soirée télé avec une mitraillette. Je crois que le public aime bien aussi mon côté bon enfant du mec qui ne se prend pas la tête. Je viens du Borinage. Alors, oui, je me suis un peu embourgeoisé en venant à Bruxelles mais j’ai une base totalement belge. J’aime les frites et je suis un vrai de vrai qui adore la mitraillette-brochette.

Comment vivez-vous la période actuelle ?

Ce qui me donne la pêche, c’est mon entourage et voir mes collègues qui sont devenus des amis. Le télétravail en confinement, ça peut convenir à beaucoup de personnes mais pas à moi. J’ai besoin de voir des gens, de m’inspirer des autres et de parler de projets communs. Quand les bars sont ouverts, je vais le matin à 8h15 dans un petit bar près de chez moi pour boire un café. Plusieurs potes viennent me retrouver en fonction de leurs horaires. On discute, on se marre et on s’engueule aussi de temps en temps.

Vous faites du sport ?

Toutes les excuses sont bonnes pour ne pas m’y mettre. Pendant le confinement, je me suis acheté un tapis pour courir mais, chaque fois, j’ai une bonne raison de ne pas en faire. Et puis, il est arrivé un mois après la commande. Je n’avais plus envie d’aller dessus (rires). Avant le confinement, il m’arrivait de passer 1h à la salle de sport de RTL après mon émission, mais, avec le confinement, ça s’est arrêté.

C’est quoi votre petit moment bien-être ?

Comme beaucoup de gens, je dirais un bon bain et un verre de vin. Hier encore, je regardais comment j’allais pouvoir faire pour mettre une baignoire chez moi. En même temps, on voit souvent ça sur Insta mais qui a vraiment le temps pour ça ? Moi, je suis toujours sous pression. Je suis sur l’ordi le soir, même quand je regarde la télé. Sinon, je dirais que mon moment de détente, c’est quand je fais le « 16-20 » avec mes potes. Il y a une ambiance assez exceptionnelle, très « feel good ».

Vous mettez parfois des crèmes sur votre peau ?

Pas du tout. Sur Waldorado, j’ai un kit de maquillage que je n’ai jamais utilisé. Ce teint cadavre, c’est moi (rires).

Qu’avez-vous envie de faire quand la crise sera derrière nous ?

Voir des gens, rire, chialer ensemble. Je n’ai pas besoin de grand-chose pour être heureux. Voir mes parents aussi évidemment et les embrasser. Il y a un an qu’on ne fait plus la bise sur la joue aux gens. J’ai envie de reprendre ma vie d’avant, celle où je me plaignais non-stop. J’ai envie de retourner dans ce petit bar. Je n’ai pas besoin de luxe.

Vous vous êtes fixé quoi comme bonne résolution pour 2021 ?

De pouvoir faire le grand écart avant le 31 décembre prochain. Il faudrait voir comme je suis devenu raide. Toucher la pointe de mes pieds avec mes doigts ? Je n’arrive même pas aux tibias. Je vais regarder des tutos sur le web et m’entraîner. Avec les étirements, il paraît qu’on voit des résultats après 1 mois ou deux.

Que peut-on vous souhaiter ?

De moins m’ennuyer. Si je ne suis pas ultra-occupé, je m’ennuie. De prendre la vie avec encore plus de légèreté aussi.

«Mon disque d’or est… dans mes toilettes»

«Mon disque d’or est… dans mes toilettes»

En 2018, vous aviez enregistré des chansons de Noël. A-t-on une chance de vous revoir faire de la chanson ?

C’était dans le cadre d’un Noël caritatif, j’étais un peu le relais du Père Noël. C’est né d’une discussion entre potes. On s’est dit « Pourquoi ne pas enregistrer un titre de Noël ? ». Puis, on s’est dit « Pourquoi pas un album ? » mais on ne s’était pas rendu compte de la charge de travail que ça représentait. Au final, on a réussi et, en 7 jours, on en a vendu 10.000 exemplaires, ce qui m’a valu un disque d’or qui est chez moi… dans mes toilettes.

Vous avez des projets ?

Oui, deux, mais je ne vais pas pouvoir en dire plus. Un n’a rien à voir avec la radio ou la télé mais, vu la situation actuelle, aucune décision n’est prise actuellement. Le second concerne la radio-télé. J’ai fait quelques castings dont un super cool pour lequel j’attends des nouvelles. Il y a toujours l’émission Waldorado (NDLR : qui met en avant le savoir-faire wallon) qui redémarre pour une nouvelle saison. Ce sera donc une année chargée. Tout ça me motive et me donne le boost.

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