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Michel Daerden : " Je n'aime que le vin. Je ne bois rien d'autre "

Quelques semaines avant la très attendue diffusion de ses " Douze travaux ", sur la RTBF, " Papa " a levé le voile sur une partie des défis qui l'attendent. Et parle, sans tabous, de son amour des siens, d'Armelle et de sa passion pour le vin rouge.
Après Justine Henin, vous êtes le deuxième invité des " Douze travaux ". Heureux ?

Pour être sincère, quand la RTBF me l'a proposé, j'ai été très surpris. J'ai même cru à une blague. Mais j'ai évidemment accepté, à condition que ce soit fait sérieusement ! J'ai rapidement été rassuré à ce sujet. Depuis lors, j'y mets tout mon cœur...

L'une des épreuves se déroule à la foire de Liège, avec vos deux petites-filles...

Elles avaient été faire un tour à la foire, quelques jours plus tôt, pour choisir avec la production l'attraction sur laquelle j'allais devoir monter. Elles ont opté pour " L'extrême " : une sorte de tourniquet géant qui monte dans les airs et tourne dans tous les sens. Du costaud ! Pour corser le tout, je devais lever les bras quand la foraine me l'annonçait au micro. Comme je n'étais pas certain de bien entendre ses injonctions, j'ai demandé à ma petite-fille, qui était à côté de moi, de me les crier aussi. Je ne sais pas si elle l'a fait consciemment, mais elle me hurlait sans arrêt de lever les bras ! Quelle histoire ! Je ne faisais pas le fier... et j'ai mis de longues minutes à retrouver l'équilibre ! Mais à voir la tête des autres, je crois que je ne m'en suis pas trop mal sorti : certains dans l'attraction se sentaient vraiment mal.

Lors des " Douze travaux ", on pourra aussi vous voir aux côtés de votre papa. Quels souvenirs gardez-vous de votre enfance ?


Mon papa était machiniste aux chemins de fer. Ma maman était femme au foyer pour nous élever mon frère et moi. Nous n'avions pas beaucoup d'argent, mais j'ai toujours été heureux. Je ne voyais pas souvent mon père, qui travaillait dur. Mais on a reçu énormément d'amour. Plus je vieillis, plus je prends conscience que je n'aurais jamais pu faire la carrière qui est la mienne sans tout ce qu'il m'a apporté. L'un de mes défis consiste à conduire un train à ses côtés. C'était une manière de lui rendre hommage. Il a 84 ans. Il était très ému. Et moi, j'ai souffert ! Rendez-vous compte : faire avancer ce train sur 15 km, effectuer un arrêt sans renverser les boissons des passagers...

Comment votre famille vit-elle le buzz médiatique, pas toujours flatteur, dont vous faites l'objet ?

Force est de constater que mon positionnement est un peu atypique. En fait, c'est vraiment le hasard qui a fait ça. Je me demande d'ailleurs s'il est possible de programmer ce type de phénomène. Tout ça s'est fait au fil du temps. Il y a là quelque chose de normal finalement : il y a plus de 30 ans que je fais de la politique communale, 20 ans que je suis parlementaire et 15 ans que je suis ministre. Ma notoriété est légitime... Mais c'est Internet qui l'a fait exploser. En 2006 ou 2007, on m'a dit que c'était un feu de paille, mais il reste visiblement allumé !

Mélanger show et politique, ça fait partie de votre métier ?


Kroll l'a dit récemment quand je suis apparu dans la pièce de Jacques Mercier : " Si un homme politique refuse systématiquement ce genre de choses, on lui reproche d'être loin des gens. Tandis que d'autres jugent que ces prestations les discréditent. " On me dit d'ailleurs que d'aucuns vont critiquer mes " Douze travaux ". Mais critiquer quoi ? Que je conduis un train avec mon père ? Je crois simplement qu'il y a une évolution du comportement des hommes politiques vis–à-vis de la société en général. On retrouve de plus en plus d'hommes politiques flirtant avec la vie people et participant à des émissions de divertissement.

Ça vous blesse que certains essayent de vous faire passer pour le bouffon de service ?

Je dis toujours : " Si vous ne savez pas supporter les critiques, changez de métier ! Ce serait comme un médecin qui a peur du sang… " Malgré ça, vous lisez parfois des choses qui ne sont pas faciles à encaisser. Mais il est vrai que pour ma famille, mon entourage, c'est moins simple. Imaginez les commentaires qu'Elena doit entendre dans sa classe... Ou Clara, à 14 ans, en Flandre en plus !

C'est, entre autres, l'amour de la bouteille qui nuit à votre image...

Bah... Il y en a qui ont les idées tenaces ! En réalité, je rigole avec ça. Il y a 20 ans qu'on raconte ce genre d'histoire sur moi. Vous savez, j'ai toujours aimé faire la fête, mais la fête, je l'ai toujours faite après avoir beaucoup travaillé. J'ai eu quatre titres universitaires, j'ai créé un des plus grands bureaux de révisorat du pays… Je suis bourgmestre depuis 16 ans, député, ministre… Tout ça n'est quand même pas dû à la " soulographie " !

Mais vous admettez avoir parfois exagéré ?

(Rires.) Probablement que la fête s'est parfois prolongée un peu trop dans une longue vie comme la mienne !

Vous avez aussi cuisiné dans un home.


C'était l'occasion de faire honneur aux personnes âgées. J'ai dû cuisiner, avec l'aide du personnel, un spaghetti bolognaise pour 120 pensionnaires : couper les légumes puis les tomates pelées, la viande, faire une sauce bolo… Puis les pâtes. Je les voulais al dente !

Avez-vous réussi ?

J'ai un truc pour vérifier que les pâtes sont al dente : j'en lance contre le mur. Si elles collent, c'est qu'elles sont al dente, sinon c'est raté… Et elles ont collé !

Vous cuisinez ?


Oh non, au grand jamais ! Je l'ai vraiment fait pour les besoins de la cause ! Ici, après avoir cuisiné, j'ai aussi servi le repas...

Et vous avez rassuré les résidents sur leurs pensions !

Oui, oui...)

Parlez-nous de votre complicité avec Armelle ?

J'ai énormément d'admiration pour elle. En fait, je ne la connais pas depuis si longtemps. Les hasards de la vie ont fait que j'ai eu l'occasion de la rencontrer plusieurs fois. Et j'ai découvert une personne charmante, ouverte sur la vie. Indépendamment du fait qu'elle est belle, elle fait bien son métier. Je dirais même qu'elle est faite pour ce métier : elle a ça en elle. C'est une grande pro !

Le charme et la séduction, c'est important en politique ?

Oui ! La séduction, c'est évidemment multiforme. Un homme ou une femme politique doit être capable de séduire les gens, les convaincre.

Vous sentez-vous à l'aise dans le milieu people ?


Vous savez, je suis à l'aise partout : à la soirée de Ciné-Télé-Revue ou au café du coin. Ou à discuter avec des spécialistes des pensions. Pour les besoins de l'émission, je suis allé mixer avant David Guetta, avec Aurore, devant 10 000 personnes, à Liège ! Il faut oser monter sur scène… Les organisateurs n'en revenaient pas : ils se demandaient si les gens allaient m'applaudir ou me huer.

Retrouvez l'intégralité de l'interview dans Ciné-Télé-Revue du 29 octobre 2009

Propos recueillis par Nicolas Roelens

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