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Coronavirus: la Suède interrompt ses paiements à Pfizer, nouvelle réunion avec AstraZeneca mercredi

Coronavirus: la Suède interrompt ses paiements à Pfizer, nouvelle réunion avec AstraZeneca mercredi

Le changement du calcul des doses Pfizer-BioNTech a déjà fait couler beaucoup d’encre. L’EMA (Agence européenne des médicaments) a approuvé début janvier des changements demandés par Pfizer-BioNTech dans la notice accompagnant son vaccin. On estime désormais qu’une fiole de produit contient six doses du vaccin et non cinq comme il était précédemment noté. Dans les faits, on peut en effet retirer six doses d’un même flacon, pour peu que l’on utilise une seringue ou aiguille «à faible volume mort», dans laquelle peu de produit se perd.

Peu de temps après, Pfizer a adapté ses livraisons aux pays UE, et donc ses facturations, soulignant que ses contrats européens portent bien sur un certain nombre de doses, et non sur une quantité absolue de liquide. C’est un des facteurs qui semblent avoir perturbé l’"accélération» de la vaccination en Belgique, où l’on pouvait utiliser jusqu’ici cette sixième dose «cachée» sans qu’elle ne soit comptabilisée dans les livraisons.

L’adaptation à la nouvelle notice, qui stipule qu’un flacon est égal à six doses, est avancée comme logique par Pfizer, mais la Suède soulève cette semaine quelques questions. Si un pays n’a pas les capacités d’extraire six doses, il se retrouve dans les faits avec bien moins de doses que prévu, observe le coordinateur vaccins suédois, Richard Bergstrom.

La Commission européenne refuse de commenter des cas particuliers, mais son porte-parole pour les questions de santé, Stefan De Keersmaecker, rappelle que l’exécutif européen a lancé une passation conjointe de marché pour du matériel médical comme des seringues et aiguilles à faible volume mort. «Nous avons conclu des contrats cadres qui permettent aux Etats membres, dès maintenant, de passer commande d’un tel matériel», ajoute-t-il.

Quant à AstraZeneca, dont les retards déjà annoncés dans les futures premières livraisons de vaccin contre le coronavirus irritent particulièrement l’UE, le travail se poursuite cette semaine en vue d’un système «d’enregistrement des exportations». Il s’agit avant tout «d’assurer la transparence sur les vaccins qui ont été produits dans l’UE mais seront exportés. On espère davantage de clarté d’ici la fin de la semaine», insiste le porte-parole.

Mercredi, des représentants des Etats et de la Commission s’entretiendront une nouvelle fois avec des responsables d’AstraZeneca, dans le but d’obtenir des clarifications.

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