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Les violences contre le couvre-feu aux Pays-Bas peuvent-elles arriver en Belgique? Un risque de contagion existe!

La police prise pour cible à Eindhoven.
La police prise pour cible à Eindhoven. - AFP

« Vous ne capitulez pas devant les gens qui cassent les vitrines des magasins ». Ces propos sont signés Wopke Hoekstra, ministre néerlandais des Finances. Et ce dernier n’y est pas allé par quatre chemins. Dans des déclarations aux accents très « sarkozistes », il a estimé que les personnes à l’origine des émeutes n’étaient pas des protestataires légitimes, mais bien de la « racaille ».

C’est que les Pays-Bas sont secoués par des émeutes depuis l’entrée en vigueur, ce samedi, d’un couvre-feu qui prend place chaque soir entre 21 h et 4 h 30. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Au moins dix policiers ont été blessés dans ces affrontements avec les émeutiers, qui ont pillé des magasins et incendié des voitures dans plusieurs villes dont Rotterdam, Amsterdam et La Haye lundi soir, les pires troubles dans le pays depuis quatre décennies.

Selon les médias néerlandais, la plupart des manifestants sont un mélange de militants opposés au confinement et de jeunes frustrés par des mesures de plus en plus dures dans un pays où, jusqu’à récemment, le dispositif face au coronavirus était parmi les plus laxistes d’Europe.

Ces émeutes qui touchent de nombreuses localités aux Pays-Bas pourraient-elles franchir la frontière ? Sur les réseaux sociaux, des messages appelant à protester contre le couvre-feu ce samedi soir ont été lancés.

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