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Manifestation à Bruxelles contre les mesures Covid: 488 personnes arrêtées, des couteaux et des pétards retrouvés sur plusieurs personnes (photos)

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Même si les rassemblements contre les mesures Covid n’étaient pas autorisés, les citoyens sont desscendus en nombre ce dimanche à l’Atomium et surtout au Carrefour de l’Europe. Ils étaient plus d’une centaine sur la place située devant l’entrée de la Gare Centrale, à Bruxelles. Très rapidement, la police demande aux participants de partir. « La manifestation n’est pas autorisée, circulez ! ». Les forces de l’ordre, venues en masse, encerclent les manifestants. Une quinzaine de personnes expriment haut et fort leur mécontentement à l’aide de calicots.

La police montée est sur place.
La police montée est sur place. - Z.-Z Z.

La police était également présente en grand nombre dans les gares. La majorité des manifestations ont été interpellées près de la gare centrale, une trentaine près de la gare du Midi et 86 près de la gare du Nord. Il s’agissait principalement de supporter de cinq clubs de foot wallons et flamands, selon Belga. Catapulte, couteaux, pétards, feu de bengale, gants renforcés et protège-dents ont été retrouvés sur certaines personnes.

Manifestation pacifique

De manière générale, la manifestation s’est déroulée sans dérapage de la part des participants qui scandaient « Liberté ! » haut et fort. Une dizaine de combis de police et la cavalerie étaient également de la partie. Un hélicoptère de la police fédérale survolait la zone. Il se dit que près de 700 policiers anti-émeutes sont sur le qui-vive. L’armée est également sur les lieux. Visiblement, les forces de l’ordre étaient en nombre nettement supérieur à celui des manifestants.

Des personnes opposées aux mesures sanitaires et de sécurité prises les gouvernements belges dans la lutte contre la propagation de la pandémie de coronavirus ont été arrêtées et ligotées, avant d’être forcées à s’asseoir par terre.

Un passage a été effectué autour des manifestants réunis à la gare Centrale. Certains participants dansent, parfois sans masques, sur du reggae. Ils brandissent des panneaux sur lequel il est écrit des messages de paix. « La violence ne vient pas des manifestants mais de la police », déclarent-ils.

« Je ne suis pas impactée par cette crise », explique une maman qui travaille dans le milieu pharmaceutique. « Je suis là pour mes enfants. Je manifeste pour des droits internationaux, pour le droit de dire non. Je n’ai aucune volonté de casser. Mais mon fils est à l’ULB et ça fait un an qu’il n’a plus été à l’université. Il est en train de rater tout son avenir. Ma fille va à l’école avec une boule dans le ventre. »

« Nous sommes préparés à différents scénarios », déclare Olivier Slosse, porte-parole de la zone Bruxelles Capitale-Ixelles, « et un service de commande est fourni ». Différents groupes, dont les Gilets jaunes, ont annoncé vouloir se manifester contre le gouvernement fédéral, plus précisément contre les mesures corona. Les manifestations semblent être le résultat des émeutes aux Pays-Bas à la suite du couvre-feu nouvellement introduit dans ce pays.

« La police est en contact avec divers groupes, tels que les supporters de football, qui ont indiqué qu’ils voulaient venir. Tout comme nos collègues dans d’autres villes et au niveau fédéral, nous gardons le doigt sur le pouls. Nous espérons qu’un effet boule de neige provenant d’autres villes de Bruxelles pourra être évité. »

Une dizaine de combis de police sur place.
Une dizaine de combis de police sur place. - Z.-Z Z.

Selon M. Slosse, ce genre d’actions met beaucoup de pression sur les ressources de la police : « Mais à Bruxelles, nous avons une grande solidarité des autres zones et de la police fédérale. »

Les mesures sanitaires pèsent de plus en plus sur le moral des citoyens. Ces règles sont désormais vues comme des privations de liberté pour de nombreux participants. Ils dénoncent une démocratique qui se transforme doucement en un état dictatorial. Des manifestants antivaccins ont été repérés dans le lot.

Au départ, seuls les touristes pris dans la manifestation ont pu quitter les lieux. « Maintenant qu’on veut partir, ils ne nous laissent pas sortir », déclare un manifestant.

« Ils veulent absolument nous embarquer. Ils attendent qu’on s’énerve ». La tension était palpable, les participants voulaient rentrer chez eux. Ce n’est que vers 14h qu’ils ont peut partir un à un après identification.

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