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Une famille de Bièvre n’a plus mis ses enfants à l’école pendant plusieurs mois, par peur du coronavirus: «On les sacrifie au nom de l’économie»

Dans la fraterie, certains sont paniqués à l’idée d’aller à l’école.
Dans la fraterie, certains sont paniqués à l’idée d’aller à l’école. - D.R.

« Nous vivons avec une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. Soit nous mettons nos enfants à l’école avec le risque qu’ils soient contaminés par le Covid, soit on ne les met pas et nous risquons des poursuites ou qu’on nous les enlève. » Voici le dilemme auquel sont confrontés Anne-Sophie Heiderscheid et Franck Ghesquière, un couple de Graide (Bièvre). Ces derniers ont cinq enfants en âge de scolarité, cinq en primaire, un en secondaire.

Aujourd’hui, ils ne savent plus quoi faire. Ils se posent des questions et espèrent, comme certains autres parents, que les écoles finissent par fermer pour ainsi protéger leurs enfants du virus. « Les politiques et les scientifiques disent que les enfants ne risquent rien, mais la vérité, c’est qu’ils n’en savent rien. Envoyer nos enfants à l’école, c’est en faire de la chair à canon. On les sacrifie au nom de l’économie », s’inquiète Franck Ghesquière.

Des inquiétudes qui expliquent que le couple hésitera beaucoup à faire reprendre le chemin de l’école à ses enfants, en septembre dernier. « Ils ne sont rentrés que le 20 septembre. Mais ensuite, avant les vacances de Toussaint, nous avons reçu plusieurs courriers qui nous apprenaient qu’il y avait des cas dans leur classe. Là, on s’est dit « Stop ! ». On les a retirés en sollicitant du travail à domicile. »

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