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Coronavirus en Belgique: du changement concernant les masques en Belgique, voici les nouvelles recommandations

Coronavirus en Belgique: du changement concernant les masques en Belgique, voici les nouvelles recommandations

Entre le 26 janvier et le 1er février, près de 119 personnes contaminées par le Sars-Cov-2 ont été admises en moyenne chaque jour à l’hôpital en Belgique, ce qui représente une diminution de 12 % par rapport à la période de sept jours précédentes, selon les chiffres du bulletin épidémiologique quotidien de l’Institut de santé publique Sciensano publiés mardi.

Le nombre moyen d’infections au coronavirus s’élève quant à lui à 2.323 par jour sur la période du 23 au 29 janvier, en hausse de 9 % par rapport à la semaine précédente.

Le taux de reproduction est estimé à 0,96, contre 0,90 la veille. Si le nombre de tests est en hausse, le taux de positivité est stable à 5,5 %.

Depuis le début de l’épidémie en Belgique, 711.417 cas de contamination ont été enregistrés en Belgique.

Revivez conférence de presse du centre de crise en direct vidéo :

Comme à chaque conférence de presse, le Centre de crise a fait le point sur l’évolution des chiffres de l’épidémie. Yves Van Laethem a ainsi évoqué l’augmentation des nouvelles contaminations, en expliquant qu’elle était liée à l’augmentation du nombre de tests. « L’augmentation des cas se manifeste un peu partout, sauf en région de Bruxelles-Capitale et à Anvers », explique le virologue. « C’est la province du Luxembourg qui connaît la plus forte augmentation avec 52 %. Globalement les augmentations se marquent actuellement plus dans le sud du pays ».

Le porte-parole explique ensuite que tous les groupes d’âge sont touchés par l’augmentation. Mais particulièrement les enfants et les adolescents. « C’est surtout dans ce groupe-là qu’on a une augmentation du nombre de tests », précise Yves Van Laethem.

De nouvelles recommandations pour le port du masque

Le Centre de Crise a voulu, ce mardi, évoquer le port du masque, alors que les cas de variant se multiplient sur le territoire belge. « C’est un avis du RAG qui va être bientôt publié et qui a revu la situation au vu du fait qu’en Allemagne et en Autriche, on a obligé les personnes à porter des masques FFP2 dans certaines circonstances (magasins, transports en commun, etc). ».

« L’avis réitère le fait que les masques en tissu ou jetables restent le choix standard actuellement en Belgique. Les masques en tissu sont toujours satisfaisants et les masques jetables ne sont pas forcément meilleurs. Par contre, les foulards et les bandanas ne peuvent plus être utilisés comme alternatives, leur pouvoir filtrant étant extrêmement aléatoires », expose Yves Van Laethem, avant d’aborder la question des masques FFP2. « L’avis réitère le fait que les masques FFP2 ne sont pas conseillés pour la population générale. Ils sont nettement chers, ne peuvent pas être réutilisés et sont peu confortables. Les masques munis d’une valve de ventilation ne sont plus autorisés non plus », ajoute le virologue.

Le Centre de crise a, par ailleurs, tenu à rappeler les règles de base concernant le port du masque. « Nous voulons aussi insister sur le fait que ce qui importe, c’est la manière de porter le masque et la fréquence avec laquelle on le porte, que le type de masque », explique Yves Van Laethem. « Le masque doit être porté par toutes les personnes de plus de 12 ans dans certaines circonstances. En classe pour les élèves de secondaire, dans tous les transports en commun, dans tous les magasins, dans tous les espaces publics comme les maisons communales ou les bureaux de poste, et en plein air lorsqu’on ne peut pas respecter la distance d’1,5 mètres ».

Garder le masque au bureau

« Le RAG conseille également de porter un masque au bureau et dans tous les espaces fermés que nous partageons avec des personnes qui ne sont pas des personnes de notre foyer », ajoute-t-il. « Et même si, au bureau, il y a de plus d’1,5 mètres entre les individus. C’est tout spécialement un conseil valable si on reste longtemps dans l’espace en question et qu’il ne peut pas être ventilé adéquatement, en hiver notamment, et si on parle beaucoup ».

Le porte-parole interfédéral a, par ailleurs, rappelé les règles de base pour le port du masque à proprement parler. « Le masque doit couvrir le visage, donc en couvrant le menton et le nez. Il doit donc avoir une taille adéquate. Certaines personnes ont besoin d’un masque plus grand. Mais porter un masque trop grand si on a un petit visage n’a pas non plus de sens puisqu’il ne va pas s’appliquer correctement sur le visage. Le masque doit être bien fermé sur le côté. On a déjà dit que croiser les élastiques fait bailler le masque. Si c’est plus confortable pour certains, mais il y a des espaces latéraux sur lesquels l’air peut sortir ».

Le Centre de crise conseille par ailleurs de porter un masque avec « un pont nasal ». « C’est un petit morceau de plastique ou de métal inclus dans le masque, qui permet de le plier ou de le pincer sur le nez, en fonction de la configuration du nez. Cela permet d’avoir une meilleure étanchéité du masque vers le haut, et de le garder plus stable sur le visage ».

« Un masque en tissu doit être changé, spécialement s’il est visiblement contaminé. Et il doit être remplacé régulièrement, et lavé si possible à 60 degrés, parce que cette température aide à éliminer des tas de microbe, y compris le coronavirus ».

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