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La Chambre adopte la modernisation de l’encadrement du service postal

Gilles Vanden Burre (Ecolo)
Gilles Vanden Burre (Ecolo) - BELGA

Deux éléments importants se sont imposés lors des débats. Premièrement, le ministre de tutelle Alexander De Croo a confirmé que le prochain contrat de gestion liant l’Etat à bpost jusqu’en 2024 veillerait au maintien de la garantie du service universel. Le PS a rappelé par la voix de Laurent Devin qu’il aurait souhaité voir ce principe inscrit dans la loi. «Il importe que le politique ait le dernier mot», a-t-il souligné tout en saluant la confirmation du service universel.

Deuxièmement, la majorité a finalement renoncé à la possibilité de déroger à la distribution quotidienne du courrier en raison de circonstances géographiques exceptionnelles. Un amendement du MR a permis de faire marche arrière. Cette opportunité de dérogation avait particulièrement ému l’opposition, sensible à la préservation des droits acquis dans le monde rural.

«Un service universel n’a de sens que s’il peut s’appliquer à tous les usagers sur l’ensemble du territoire», a soutenu Laurent Devin (PS). «On revient de loin», s’est félicité Michel de Lamotte (cdH) après un processus parlementaire repassé par le Conseil d’Etat. «Il fallait une égalité de services quel que soit l’endroit où l’on se trouve dans le pays, y compris en milieu rural», a-t-il dit.

Le député Peter De Decker (N-VA) a défendu l’amendement de la majorité, tout en soulignant que des dérogations de type économique pourront, elles, être apportées au service postal.

Le député Gilles Vanden Burre (Ecolo) a regretté qu’aient été maintenues des circonstances exceptionnelles liées à une diminution plus forte de la distribution du courrier papier. «Il n’y a pas de meilleure garantie en faveur du service universel que le maintien de l’équilibre financier. On ne va pas payer des facteurs avec des sacs vides», a répliqué le ministre De Croo. «Il importe de veiller à ce que la diminution du courrier papier ne mette pas en péril cet équilibre», a-t-il précisé.

Avec Michel de Lamotte et David Geerts (sp.a), Gilles Vanden Burre s’est également inquiété d’une possible augmentation du prix du timbre à l’avenir.

L’opposition s’est également largement félicitée de ce que la qualité de l’emploi sera maintenue.

Ce ne fut pas le cas du député PTB Marco Van Hees qui a dénoncé la fragmentation du service postal poussée par le secteur privé.

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