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«Céline Tellier sait-elle vraiment de qui elle parle avec un tel mépris?»: la lettre ouverte d’associations pour la protection des animaux

«Céline Tellier sait-elle vraiment de qui elle parle avec un tel mépris?»: la lettre ouverte d’associations pour la protection des animaux
Belga

Dans une lettre ouverte, plusieurs associations dont la FeFRACAF, Gaia et l’UWPA, ainsi que plusieurs refuges agréés, représentant 70 % de l’activité de refuge en Wallonie, dénoncent les propos tenus récemment par la ministre du Bien-être animal.

La lettre ouverte

Madame la ministre, qui êtes-vous donc pour vous permettre de tenir des propos insultants à notre égard alors que vous nous connaissez à peine ? Qui êtes-vous donc pour afficher un tel mépris, sans précédent depuis plus de 20 ans, à l’égard de notre travail associatif ?

Avant de nous juger de manière aussi radicale, vous êtes-vous vraiment intéressée à ce que nous faisons ? À ce que nous représentons ? À ce que nous obtenons ?

Alors qu’au sein de votre cabinet, le département « Bien-être animal » a été réduit comme peau de chagrin (une seule collaboratrice pour cette cellule), sur le terrain ce sont plusieurs centaines de salariés qui travaillent dans les refuges professionnels. Ces derniers sont secondés par des milliers de bénévoles. Il faut bien cela pour accueillir, héberger et soigner des dizaines de milliers d’animaux chaque année et pour défendre leurs intérêts. Dans les refuges, le travail ne s’arrête jamais, 7 jours sur 7, 365 jours par an, y compris en période de pandémie.

Alors qui est réellement au service des animaux en Wallonie ?

Refuges, mais pas que…

Aujourd’hui, votre administration et vous-même (ce que vous appelez « redéfinir le rôle de chacun ») voudriez que nous nous contentions d’être de simples fourrières. C’est faire fi de nos rôles essentiels que sont le militantisme, l’information, la communication et la pédagogie. Pour le public, nous sommes la « passerelle » de confiance pour atteindre l’autorité.

N’étant pas dépendant d’un financement public, notre secteur se doit d’être également un lanceur d’alerte. Notre droit à la critique sur les manquements de votre administration et votre absence d’enthousiasme politique ne peut être entravé et ne peut faire l’objet de pressions, ce serait indigne de notre démocratie et du mandat qui vous a été confié.

Si aujourd’hui, la Wallonie dispose d’une législation très aboutie, elle le doit à une excellente collaboration entre vos prédécesseurs et les associations de protection animale. Si aujourd’hui, le bien-être animal est une compétence ministérielle et devient un enjeu de société à part entière, c’est grâce à la mobilisation de ces mêmes associations pendant plusieurs décennies. Précisons encore que si certaines affaires aboutissent en justice, elles le sont le plus souvent suite à l’acharnement des associations de protection animale.

seulement infondées, blessantes et insultantes, mais elles atteignent un niveau d’écoeurement est révélateur qu’au témoigne d’une méconnaissance flagrante de notre secteur.

fuges pour animaux et associations n’ont jamais autant collaboré qu’aujourd’hui et ont, ces dernières années, réussi à se fédérer. Ne vous en déplaise, mais vous avez hérité d’un secteur uni comme il ne l’a jamais été, notamment sous l’égide d’une fédérati

Et financièrement, justement…

soutenus et remerciés. C’est sympa, mais là encore, on peut se poser la question de votre vision de la réalité et de votre connaissance du terrain. Pour la prise en charge au quotidien de ces milliers d’animaux, le budget annuel des us importants refuges de Wallonie dépasse le million d’euros. Il n’est donc pas anormal de s’étonner de vous voir paux refuges wallons à hauteur de 24.000 euros… et nous n’étions pas en situation de crise !

En Wallonie, les refuges peuvent heureusement compter sur des dizaines de milliers de donateurs dont l’indéfectible soutien envers la cause animale n’a d’égal que abandonnés, errants et saisis, qu’ils soient chiens, bovins, chevaux ou chats resteraient livrés à leur triste sort, sans ’animaux n’auraient jamais vu le jour. En méprisant ainsi

moindre preuve d’un quelconque comportement qui validerait vos propos.

refuges à son égard, est totalement restée dans le déni tout en essayant d’affaiblir les outils qui ont été mis en place par vos prédécesseurs afin d’assurer une meilleure gestion des cas d’animaux maltraités.

Rappelons au passage que la gestion calamiteuse des plaintes pour maltraitance animale n’a pas été épinglée que par les associations. On ne peut oublier la perquisition menée au sein de l’UBEA par une juge d’instruction pour soupçons incompétence. À cela s’ajoutent les innombrables doléances dont les citoyens – quand il ne s’agit pas des –

tout le monde autour de la table, au plus tard en janvier 2020. Non seulement vous n’avez pas tenu prom mois plus tard vous avez botté en touche en « refilant » le problème à un bureau d’avocats en vue d’une médiation. Un futur beau parapluie politique pour vous et une porte définitivement fermée pour nous alors, qu’une fois encore, vos

• Votre obsession d’interdire aux refuges wallons de rouvrir après la première vague « covid » alors que l’autorité aux inspecteurs de l’UBEA qui ont cautionné un abattage illégal de moutons alors que vous étiez

• Votre gel de la réforme annoncée sur l’expérimentation animale très laxiste administrée à un véritable bourreau d’animaux.

• Votre absence d’avancées incompréhensible concernant les animaleries, les colliers électriques ou encore le l’égard du secteur de la protection et de la défense animale – face à votre absence de vision et d’ambition politique en matière être animal, le secteur est plus que jamais dans l’attente d’un sursaut, ou plutôt d’un réveil, après des mois de si léthargie, d’immobilisme et d’irrespect.

Aujourd’hui, nous n’avons plus d’autre choix que d’inter situation aussi inédite qu’intenable, en espérant qu’ils puissent nous aider à ouvrir, enfin, pour entamer avec nous un dialogue direct, comme le ferait n’importe quel

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