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ÉDITO – Vaccins: au coeur de l’échec sanitaire

Demetrio Scagliola, Rédacteur en chef
Demetrio Scagliola, Rédacteur en chef

Si l’on prend en compte le pourcentage de la population qui a reçu les deux doses, seule la France fait moins bien que nous. Et nous nous trouvons très loin des meilleurs élèves, comme le Danemark ou l’Italie, sans parler des pays hors Union, comme Israël ou la Grande-Bretagne, qui ont pris une avance colossale.

Inutile de tourner autour du pot : ce qui se présentait en juin dernier comme une victoire politique de l’Union européenne – assurer à tous les citoyens l’égalité d’accès au vaccin – s’est transformé en une débâcle sanitaire.

L’Europe paye évidemment toute sa lenteur et sa lourdeur administratives, voire carrément le retard ou l’échec des vaccins développés par des firmes allemande, belge ou française. Cela nous prive aujourd’hui d’une souveraineté vaccinale et nous met à la merci de certains laboratoires.

Située au cœur de l’Europe, la Belgique paye aujourd’hui ce retard et une stratégie de vaccination de plus en plus contestée. On l’a déjà écrit ici : l’équation entre la sévérité des restrictions et l’incroyable lenteur de la vaccination va devenir de plus en plus intenable, tant d’un point de vue politique qu’auprès de la population. Voilà les vraies questions que devraient aborder nos gouvernants, plutôt que de présenter au parlement un texte qui, tout en essayant de répondre à la situation d’urgence, met un peu plus à mal le respect de nos valeurs démocratiques. Un an après l’apparition de la pandémie, on ne devrait plus être dans l’état d’urgence, mais bien dans la gestion efficace du risque.

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