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De plus en plus de harcelés sur Facebook Messenger: voici qui se cache derrière ces messages et ce qu’il faut faire!

Mieux vaut être prudent!
Mieux vaut être prudent! - Belga

Rassurez-vous, vous n’êtes pas le seul à recevoir tantôt une invitation à vous lier d’amitié avec une jolie blonde d’Agen, tantôt une proposition à cliquer sur le site d’une brune qui ne compte pas pour des prunes, tantôt pour rencontrer une jeune Anversoise à la plastique qui affolerait votre voisin Bertrand.

Ces messages, ces sollicitations grivoises, vous êtes apparemment de plus en plus nombreux à en recevoir. Que vous soyez jeune ou moins jeune, c’est le lot de pas mal d’internautes qui ont un profil Facebook lié à son outil de communication Messenger. Même des femmes en reçoivent, nous avons récolté quelques témoignages.

Hier, un élu du MR à Uccle qui n’est donc pas Georges-Louis Bouchez, postait ceci sur sa page : « Mon Messenger est infesté par des contacts sex pro. Facebook est plus prompt pour intervenir pour une œuvre d’art avec nu… ». Je termine à peine d’écrire cette phrase qu’une certaine Margot, une soi-disant Bruxelloise m’envoie un message en néerlandais m’invitant à rejoindre son nouveau groupe de rencontres entre adultes sur WhatsApp. Non, ce n’est pas une blague !

Axel Legay n’est pas que le concepteur de l’application Coronalert. Son job, c’est la lutte contre la cybercriminalité et ce genre de messages, lui aussi en voit passer. « C’est vrai que cela touche plus les hommes que les femmes. Pour le moment, il y a une arnaque qui circule où on propose des jeunes filles de 16 ans qui sont excitées. Les criminels qui envoient cela ne sont pas en Belgique. Si vous cliquez, vous laissez une trace numérique. Et si elle a bien 16 ans, c’est... illégal. Arrive alors le chantage affectif… voire la demande de rançon. »

Ne répondez jamais !

Derrière tous ces messages « hot » ou « sexy », bien souvent, il y a des gens malveillants. « Et ne croyez pas que ce ne sont que de simples brouteurs africains qui veulent soutirer de l’argent. Les pays de l’Est s’en sortent pas mal non plus ».

Oui mais pourquoi nous ? Pourquoi vous ? « Soit c’est du carpet bombing. Les messages sont envoyés à un grand nombre de personnes, sans distinction. D’autres utilisent des robots qui trouvent les gens qui vont sur des sites osés. Il y a aussi des personnes qui étudient les profils, les messages postés, en épinglant les hommes plutôt que les femmes. Un conseil, ne répondez jamais à un message de ce type. Ne vous exposez plus sur internet car c’est devenu le chantage du XXIe siècle et il est en pleine expansion vu que les gens sont confinés et qu’ils ne rencontrent plus personne dans la réalité. Tout le monde peut se faire avoir ! »

Pour notre spécialiste, il est fondamental de signaler les arnaques. « Car vos amis pourraient en être victimes si vous ne dites rien. Il y a une responsabilité morale. Si vous avez subi un préjudice, il faut porter plainte au commissariat du coin. Facebook sait très bien intervenir sur les profils publics, notamment en éliminant les profils dénudés, mais il est plus difficile de supprimer les messages privés. Moi, je les collectionne. Hélas, il est quasiment impossible de remonter à la source car cela part de serveurs Proxy d’autres pays ».

Alors, doit-on quitter Facebook pour éviter les risques ? « Facebook offre la possibilité de configurer votre profil de sorte que vous ne receviez les messages que de vos amis. Mais cela veut dire que si quelqu’un d’autre veut entrer en contact avec vous, ce ne sera pas possible ». Si c’est le prix à payer pour ne plus être harcelés...

Pierre Nizet

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